Ma Caisse

Servir et protéger vos valeurs, c'est ça l'appartenance !

Au service des policiers et policières

Une offre de services bonifiée et exclusive

« À moins que votre famille ne soit une exception, vous souffrez de temps à autre de soucis d’argent. Vous, le « gérant des finances » de votre famille, pouvez facilement résoudre ces problèmes en vous assurant les services de votre caisse d’économie. » — Guy L. Moisan, 1966

DES PRODUITS ET DES SERVICES SUR MESURE 

Les deux caisses ont d’abord été fondées pour encourager l’épargne et répondre aux besoins de financement des policiers et policières à des taux raisonnables et, de ce fait, améliorer leur qualité de vie financière. Au fil du temps, l’offre de services s’est bonifiée pour proposer l’éventail complet des produits et services disponibles sur les marchés financiers, en plus d’avantages et d’exclusivités conçus en fonction des réalités distinctes des divers groupes d’agents de la paix.Des prêts sur l’honneur

« Les bourses vides attristent les visages et c’est à la caisse d’économie de leur rendre le sourire. » — Armand Morin

Des prêts sur l'honneur

Dès 1946, les prêts consentis par la Caisse d'économie des policiers de Montréal sont pour la plupart des prêts personnels. Is sont, contrairement aux autres institutions prêteuses, accordés sans aucune autre garantie que l'engagement moral des polciers. Le montant maximal que la Caisse consentait à prêter à ses membres policiers était de 50 $. Tout emprunteur devait avoir au minimum deux années de service et être à au moins trois années de sa retraite pour obtenir un financement. Les avis de retard sur les prêts étaient signés et expédiés par l'assistant directeur de police de Montréal, Monsieur Bélanger, qui enjoignait aux policiers de faire honneur à leurs obligations.

À compter de 1949, les remboursements étaient prélevés à même le salaire des policiers, ce qui présentait le double avantage d’éviter aux membres de se déplacer en caisse à chaque paie et garantissait à la Caisse le remboursement des sommes prêtées.

À compter de 1963, pour les aider à faire face aux imprévus, des prêts sont accordés aux veuves de policiers ainsi qu’aux retraités. Ces derniers, dont les conditions financières sont très précaires, bénéfi cieront dès 1972 d’économies sur les frais de chèques et d’une réduction de 1 % sur les taux d’intérêt des prêts.

Avant même qu’elle ne célèbre son 10e anniversaire de fondation, la Caisse offre une assurance-vie sur tous les prêts consentis aux policiers ainsi qu’une assuranceépargne équivalant au montant des économies jusqu’à concurrence de 2 000 $.

« CONSIDÉRANT QUE CES MEMBRES ONT CONTRIBUÉ AUX SUCCÈS DE LA CAISSE PAR LE PASSÉ, IL EST JUSTE ET RAISONNABLE DE LEUR ACCORDER CE PRIVILÈGE. IL NE FAUT PAS OUBLIER QUE NOUS AUSSI NOUS SERONS UN JOUR DES PENSIONNAIRES. C’EST UN PRIVILÈGE QUE NOUS NOUS ACCORDONS POUR PLUS TARD. » — GUY-L MOISAN, SECRÉTAIRE-GÉRANT, 1963


Pour consentir du financement, il faut des liquidités

Le recrutement de nouveaux membres, qui doivent verser une part sociale fixée à 5,00 $, constitue la première source de capital de la Caisse. Ce montant représente à l’époque une somme importante, bien souvent impossible à débourser en un seul paiement pour les policiers.

Dès septembre 1946, des discussions sont amorcées avec les autorités de la Ville de Montréal afin d’établir un système d’épargne volontaire sur le salaire, pour encourager l’épargne chez les policiers. Mais ce n’est qu’en 1949 que ce privilège fut accordé à la Caisse, après maintes représentations et négociations de la Fraternité des policiers de Montréal. Dès lors, on espère créer l’habitude de l’épargne chez les nouveaux membres qui consentent à une retenue sur leur salaire pour s’acquitter de leur premier engagement envers leur coopérative financière, à raison de 1,00 $ par paie. La Caisse bénéficie de la collaboration des représentants syndicaux pour faire sa promotion dans les milieux de travail et remettre des formulaires d’adhésion aux collègues intéressés. Dès la première année, 600 policiers adhèrent à la retenue à la source pour faciliter leurs dépôts à la Caisse.

Dans les années 1970, une fois l’effervescence des premières années passée, le recrutement et la rétention des membres sont difficiles pour la Caisse d’économie des policiers provinciaux, qui doit composer avec l’éparpillement de ses sociétaires partout dans la province. Pour contrer cette réalité, elle offre un compte sans frais d’administration, ce qui représente un solide avantage par rapport aux autres institutions financières. On entreprend aussi des tournées pour établir et maintenir le contact avec les membres dans les postes en régions. Plusieurs personnes piloteront cet exercice de promotion et d’information dont trois de manière plus assidue : le directeur général, Robert Vandemeulebrooke, une employée, Céline Filion, et Guy Dupont, ex-policier devenu relationniste pour la Caisse.

La Caisse d’économie des policiers de Montréal fut la première à offrir des certificats d'épargne à terme. Le 3 août1966, le conseil d'administration proposait ce nouveau produit pour recueillir plus d'épargne. La vente débuta en mars 1967.

Le saviez-vous ?
Au cours du seul exercice financier 1976-1977, 3 352 demandes de prêts sont étudiées par la Commission de crédit, ce qui porte à 60 460 le nombre total de prêts consentis aux policiers de Montréal depuis la fondation de la Caisse.

L’avènement du dépôt salaire
En mai 1978, toujours à la recherche de liquidités pour répondre à la demande grandissante des emprunts sollicités par ses membres, la Caisse mène une campagne de promotion du « dépôt entier du chèque de paie » au poste 16, qui regroupe 150 policiers. Afi n de promouvoir ce service, les frais de chèque, habituellement de 0,15 $ l’unité, sont off erts gratuitement. Au terme d’une période d’essai de six mois, l’expérience s’avère concluante, introduisant ainsi dans l’histoire de la Caisse des policiers de Montréal la paie intégrale et les gratuités qui y sont associées.

À la même période, des démarches semblables sont effectuées chez les policiers provinciaux afin d’obtenir le dépôt salaire. Un premier résultat est obtenu en 1980 alors qu’un système de paie intégrale volontaire (P.I.V.) est mis de l’avant dans les grands centres, en collaboration avec le contrôleur général du personnel et des communications de la Sûreté du Québec, Gilles Michaud. Il s’agit là d’une étape préliminaire dans l’attente du projet gouvernemental qui permettra, en 1984, d’étendre le service à l’ensemble des postes de toutes les régions du Québec. 

Pour l’une comme pour l’autre des caisses, l’augmentation de la valeur des dépôts qui suit la mise en place de la paie intégrale marque une étape importante dans leur développement.


Les services hypothécaires  

À la veille du 30e anniversaire de la Caisse des policiers de Montréal, son conseil d’administration autorise la mise sur pied d’un service de prêts hypothécaires offerts conjointement avec l’Association de Bienfaisance et de Retraite des policiers de Montréal. En 1975, 10 prêts conjoints sont consentis pour un total de 141 200 $.

Pour leur part, ce n’est qu’à compter de 1980 que les policiers provinciaux auront accès à des services hypothécaires auprès de leur coopérative financière. Un service qui sera malheureusement rapidement remis en cause considérant le manque de liquidités de la Caisse. Dès 1981, des prêts de la Fédération des caisses d’économie lui permettront de répondre à la demande d’un plus grand nombre de membres. Plus tard, en 1994 avec l’Association des policiers provinciaux du Québec, puis à nouveau en 1997, cette fois en alliance tripartite avec l’APPQ et la Sûreté du Québec, la Caisse participera à des programmes d’avantages hypothécaires à l’intention des policiers provinciaux. En plus de permettre aux policiers de poursuivre la relation de confiance établie avec leur institution malgré des déplacements professionnels à l’échelle de la province, ces programmes offrent des privilèges ainsi que des rabais ou remises de taux.

2001

EN 2001, SOUCIEUSE D’AMÉLIORER SON OFFRE DE SERVICES AUX ENTREPRISES ET AUX NOMBREUX POLICIERS INVESTISSEURS IMMOBILIERS, LA CAISSE D’ÉCONOMIE DES POLICIERS ET POLICIÈRES DE MONTRÉAL, PAR L’INTERMÉDIAIRE DE MM. YVON SÉGUIN ET JEAN CARDINAL, INITIE LA FONDATION ET LA MISE EN PLACE DU CENTRE D’AFFAIRES DES CAISSES DE GROUPES. AU DÉPART, QUATRE AUTRES CAISSES DE TRAVAILLEURS, DONT LA CAISSE D'ÉCONOMIE SÛRETÉ DU QUÉBEC, ADHÉRERONT AU PROJET.

En 1981, le Crédit-Budget, une marge de crédit personnelle d’une limite maximale de 3 000 $, est offert en même temps que la carte de crédit Visa.

La diversification des véhicules d’épargne-placement

En août 1979, pour répondre aux besoins de ses membres qui souhaitent alléger leur facture fiscale, la Caisse d’économie des policiers de Montréal commence à offrir un nouveau service épargne-retraite à taux variable (REER). Dès que les placements REER à taux fixe seront disponibles en juin 1983, les nouveaux retraités choisiront massivement de placer leur banque de maladie à la Caisse. Plus tard en 1997, une entente interviendra entre les parties patronale et syndicale des policiers de la Communauté urbaine de Montréal, favorisant la Caisse comme point de dépôt des sommes versées annuellement dans le cadre du transfert des heures de maladie vers un REER.

En 2007, pour élargir son offre de services aux membres et consolider son partenariat avec l’Association des policiers provinciaux du Québec, la Caisse d’économie Desjardins Sûreté du Québec accepte de se faire l’administratrice du nouveau véhicule d'épargne-retraite L’Extra, complémentaire au régime de retraite des
policiers et policières provinciaux.

REER/CRI collectif des policiers et policières du Québec
Consciente du potentiel que représente la force économique policière du Québec et toujours soucieuse d’en faire profiter sa communauté, la Caisse se fait l’instigatrice du REER/CRI collectif des policiers et policières du Québec en décembre 2012. En 2014, la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec se joint au mouvement et enjoint ses membres d’en faire autant. Trois ans après sa création, ce jeune REER collectif compte 2950 participants et un volume d’affaires cumulatif de 74,2 millions de dollars.

L'éducation financière des policiers et policières

Dès le début, les dirigeants de la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’assurent que leur coopérative fi nancière assume pleinement son rôle éducatif auprès de ses membres. À compter de 1950, la Caisse possède un Comité d’éducation, responsable de produire des articles et outils budgétaires visant à améliorer la gestion financière des membres. Le crédit responsable est également exercé. 

Par exemple, en 1956, les conditions d’octroi d’un prêt supérieur à 500 $ prévoient que la Commission de crédit doit s’assurer de la capacité de remboursement du membre, et ce, « sans affecter la partie du salairequi est nécessaire à la subsistance de sa famille ». De plus, aucun nouveau prêt ne doit être accordé avant
que le prêt antérieur ne soit remboursé aux deux tiers.

À l’hiver 1969, la caisse au service des policiers de Montréal offre son premier Colloque spécial d’éducation, par la voix de son président, Marcel Alexander.

« Une invitation avait été lancée dans tous les locaux du Service de police. Lors de cette soirée, le gérant général, André Dupuis, expliquait le jeu des placements de la Caisse ; Roger Chamberland, gérant du crédit, élaborait sur la manière d’utiliser le crédit, tandis que M. Germain Desmarais, conseiller financier, expliquait la manière de rédiger les rapports d’impôt sur le revenu. Cette soirée avait pour but d’attirer l’attention sur votre caisse afin qu’on la reconnaisse vraiment comme un agent important de votre vie économique etnsociale et comme un interlocuteur ayant un point de vue original et valable à faire entendre dans la discussion des problèmes de la communauté. Il s’agit là d’une première initiative que vos dirigeants songent à répéter dans l’avenir. » Guy L. Moisan, directeur animateur

À la demande de l'Institut de police du Québec, un des dirigeants de la Caisse d'économie des policiers provinciaux du Québec est invité à donner le cours sur l'administration d'un budget diff usé à compter d'août 1978 à tous les aspirants policiers en formation à Nicolet. Le contenu du cours a également été conçu par la Caisse, en collaboration avec l'établissement de formation. 

En 1984, la Caisse d’économie des policiers provinciaux amorce des rencontres de préparation à la retraite du côté de Granby. Lors de cette demi-journée d’information, le directeur Richard Clermont, assisté par un représentant de la Fédération des caisses d’économie, conseille les policiers et leurs conjointes sur la façon de planifier leur retraite. Bien que l’expérience ait été grandement appréciée par les policiers présents, il faudra attendre à 1999 avant que la Caisse ne soit désignée, par entente avec la Sûreté du Québec, diffuseur officiel de la portion financière des sessions de préparation à la retraite.

Avec les années, la caisse a développé une connaissance approfondie des diff érents fonds de pension policiers. Son expertise est largement reconnue par les nombreuses organisations policières municipales, provincialeset fédérales, qui lui confi ent maintenant la diff usion de leurs sessions de préparation à la retraite.

La Caisse assure également un important rôle dans l’apprentissage fi nancier des aspirants policiers. Tout d’abord auprès des stagiaires de l’École nationale de police du Québec et des nouveaux contingents policiers, elle multiplie les rencontres auprès des étudiants en techniques policières dans tous les cégeps de la province, depuis 2003. En chacune de ces occasions, elle inculque à ses membres en devenir des notions de base sur la gestion de leurs finances personnelles et favorise une gestion financière responsable. Elle encourage de saines habitudes budgétaires.

Elle complète son volet éducatif par la tenue de kiosques d’information, par la publication de brochures d’information et par la diffusion de conférences thématiques adaptées aux réalités policières. Depuis 2006, son site Internet et son infolettre représentent également d’importants outils
d’éducation financière.

Une offre de services distinctive et évolutive

C’est en 2006 que la caisse fondée par les policiers de Montréal lance sa première off re de services intégrée. Son nom, Protection VIP, évoque la qualité et l’exclusivité du service que la Caisse entend réserver à ses membres policiers. Évolutive en fonction des cycles de vie des policiers, l’off re rassemble les produits et services financiers qui s’adressent respectivement aux aspirants policiers, aux policiers actifs et aux policiers retraités. Les particularités les plus importantes de cette offre sont sans contredit le forfait de tarification unique, qui assure aux policiers et policières qui font une bonne gestion de leur compte la gratuité des frais de transaction, ainsi que l’expertise de l’équipe, qui cumule à ce moment 60 années d’expérience au service des policiers et policières.

Quelques mois plus tard, soit en 2007, c’est au tour de la coopérative financière des policiers provinciaux de dévoiler son offre Votre passeport qui se décline, elle aussi, en trois volets : Partez du bon pied pour les recrues, le programme Accélérez pour les policiers actifs et Relaxez pour les retraités.

En 2011, en déployant son off re de services Appartenance, la caisse au service de l’ensemble des policiers et policières municipaux, provinciaux et fédéraux au Québec certifie son intention de réserver des avantages et des exclusivités à chacun de ses groupes de membres, à toutes les étapes de leur vie policière. Le volet VIP, destiné aux policiers et policières, regroupe des produits et services exclusifs adaptés à la réalité policière, tandis que le volet Privilège rassemble les avantages réservés aux conjoints et enfants de policiers.

UNE PROXIMITÉ SANS FRONTIÈRES 

Toutes deux issues du milieu policier, les deux coopératives financières policières partagent l’environnement professionnel de leurs membres et entretiennent avec eux et les différentes organisations policières une relation de grande proximité.

De tout temps, elles ont eu à coeur de mettre à la disposition des membres des installations pratiques et accueillantes, aménagées avec soin et bon goût. Plusieurs déménagements, projets de rénovations et de réaménagements ont été réalisés au fi l des années. Ces transformations ont été rendues nécessaires par de nouvelles approches de service, le développement de nouvelles technologies, l'adhésion de nouveaux groupes de sociétaires et par le désir d'améliorer l'accueil réservé aux membres.

La Caisse d’économie des policiers de Montréal
À ses débuts, la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’installe dans un petit local prêté par le Service de police, dans l'ancienne annexe de l'Hôtel de Ville (775 Gosford), qui abritait également la Cour municipale de Montréal, le Quartier général de la police et certaines escouades, dont l'identité judiciaire. Rapidement, le petit espace dont l'accès se faisait par l'entrée du 333 de la rue du Champ-de-Mars devint trop petit. 

En 1949, les démarches entreprises par la direction auprès des autorités de la Ville pour obtenir un local plus grand portent leurs fruits. Elle déménage au 3e étage du poste 4, situé au 207, rue Ontario Est, mieux connu pour être l’ancien dortoir des policiers.

Le 1er juin 1955, La Caisse emménage au 3e étage du nouveau Centre social des policiers de Montréal au 480 Gilford. En plus de la Fraternité des policiers de Montréal, l’immeuble abrite les bureaux de l’Association athlétique, la Revue des agents de police, la Coopérative de consommation, le fonds de pension, la banque de sang et le bureau de l’aumônier. 

En juin 1967, le conseil d'administration met sur pied un comité pour l'étude et la réalisation d'un nouvel emplacement pour la Caisse. Messieurs Désautels, Poupart, Dupuis, et Filteau se feront les artisans du projet de construction du 460, rue Gilford, terminé en 1969. La Caisse occupait le rez-de-chaussée et offrait les deux étages supérieurs en location aux Soins coordonnés à domicile du Montréal métropolitain ainsi qu’à la Fédération Libéral du Québec.

En 1985, la Caisse récupère le premier plancher pour y installer le secteur conseil. Plus tard en 1987, elle en fera de même avec une partie de l’étage supérieur qui sera occupé par ses services administratifs.

En novembre 2002, afin de favoriser le développement des affaires avec un plus grand nombre de policiers et policières municipaux autres que Montréal et d'offrir un nouvel accès à ses membres oeuvrant ou habitant l'est de la région métropolitaine, la Caisse inaugure son Centre de services des policiers et policières municipaux du Québec, à l’intérieur des locaux de la Fédération des policiers et policières municipaux du Québec à Anjou.

Le 27 octobre 2008, la Caisse ouvre son Centre de services de la Couronne sud, à Boucherville, pour répondre aux besoins de ses membres actuels et potentiels résidant ou travaillant sur la rive sud du Saint-Laurent.

Depuis le 23 mars 2009, les membres qui résident ou travaillent sur la rive nord de Montréal disposent de leur Centre de services de la Couronne Nord, à Boisbriand.

L'École nationale de police du Québec reconnaît la vocation éducative de la Caisse et une entente intervient, en 2014, pour la création d’un centre de services-conseils sur rendez-vous à l’intérieur de l’École.

En intercoopération avec la Caisse Desjardins des travailleurs unis et la Caisse Desjardins des militaires, la Caisse procède à l'ouverture du Centre de services de l’Outaouais, en 2015, pour mieux servir les policiers et policières de l’ouest du Québec.

La Caisse d’économie des policiers provinciaux(1)

À ses débuts, elle s’installe dans les locaux de l’APPQ, au 2120, rue Sherbrooke Ouest, angle Delorimier, à Montréal.

Dès 1970, elle déménage elle déménage au 1748 de la rue Parthenais, où elle se fait d’abord locataire de deux appartements au rez-de-chaussée de l’édifice de trois étages. En mai 1972, la Caisse a de grands projets pour l’immeuble de la rue Parthenais. Elle en fait l’acquisition et entreprend d’importants travaux pour en
aménager les trois étages. Elle poursuit son projet en 1976 en achetant l’immeuble voisin de la Caisse et procède à sa démolition pour aménager un stationnement. Les locaux de la Caisse sont agrandis par l’arrière et par le sous-sol.

En décembre 1971, avec l’assentiment des autorités de la Sûreté du Québec qui constatent les bénéfi ces qu’elle procure à ses membres, la Caisse installe son premier comptoir à l’intérieur du Quartier général du District de Québec, alors situé au 300, boulevard Saint-Cyrille Est.

En 1975, la Caisse procède à l’ouverture d’un nouveau comptoir de services à Chicoutimi, à l’intérieur du Quartier général du District Saguenay–Lac-St-Jean. Il sera fermé en 1981, n’ayant plus sa raison d’être à la suite de l’affiliation au Mouvement Desjardins.

En 1989, le bâtiment de la rue Parthenais s’est beaucoup détérioré et la direction de la Caisse conclut que les multiples tentatives pour le rénover et l’agrandir ne sont pas satisfaisantes. À la recherche d’un nouveau local, on s’intéresse à un immeuble en construction à l’intersection des rues De Lorimier et De Maisonneuve,
à quelques pas de marche du Grand quartier général

En juin 1990, la Caisse emménage dans ses nouveaux locaux au premier étage du 2100, De Maisonneuve Est.

Malheureusement, le siège social est victime de nombreux vols à main armée depuis son déménagement. Une étude d’achalandage conclue qu’une relocalisation serait profi table. Grâce à une étroite collaboration avec la direction de la Sûreté du Québec, un vieux rêve devient réalité : celui d’installer la Caisse à l’intérieur du Grand quartier général.

En 1994, tandis que les services-conseils demeurent sur la rue Maisonneuve, les services courants sont déménagés au 2e étage du 1701, rue Parthenais.


Une présence active en milieu de travail

Que ce soit pour recruter de nouveaux membres, pour promouvoir leurs services et l’expertise de leur équipe, pour présenter des projets spéciaux en partenariat avec les représentants syndicaux et patronaux, pour répondre à des besoins spécifiques de leurs membres, ou encore simplement pour échanger avec eux et recueillir leurs suggestions, les deux coopératives financières policières rendent visite à leurs membres dans leur environnement de travail.

Dès sa fondation en 1968, les dirigeants de la caisse fondée à l’intention des policiers provinciaux ont dû
composer avec la réalité d’une répartition de ses membres sur un vaste territoire géographique. Rapidement,
on recrute parmi les policiers des représentants bénévoles dans les districts qui n’ont pas de comptoir.
Ceux-ci se rendent disponibles pour donner des informations sur la Caisse, promouvoir l’épargne, prendre
des demandes de prêts et aider leurs confrères de travail à formuler un budget familial. Mieux que tout
autre moyen, ces personnes ont permis de donner un visage humain à la Caisse, en répondant sur place aux
questions des membres et en offrant à chacun des conseils financiers personnalisés.
À la Caisse d’économie des policiers de Montréal, le territoire à couvrir est plus limité. Durant les premières
années, la présence des dirigeants dans les milieux de travail et la fidèle collaboration des représentants
syndicaux assurent à la Caisse une étroite proximité avec ses membres. Plus tard, particulièrement à
partir du moment où elle ouvrira ses services à une plus large communauté policière, la présence de trois
policiers dégagés au sein de son équipe de direction représentera un net avantage. Ce sont eux qui rendront
visite à leurs confrères policiers.
En 2015, la Caisse Desjardins des policiers et policières a effectué :
• 161 visites en milieu de travail
• 27 visites dans la communauté étudiante
• 20 visites à l’École nationale de police du Québec
Une présence active en milieux de travail
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 90 2016-04-29 4:38 PM
91
Un service exceptionnel le 31 décembre 1957
La veille du Jour de l’An 1958, la Caisse, pour rendre
service à ses membres qui venaient de recevoir
leur chèque de paye à l’heure où les banques
étaient fermées, a décidé d’aller quérir un montant
important à la banque et, sous la protection de
sept policiers armés, de le transporter dans ses
bureaux. Dès l’annonce de la bonne nouvelle,
près de 1 125 policiers ont envahi le Centre et ont
formé une longue file s’étendant de la porte de la
Caisse jusqu’au bas de l’escalier. On voit ci-haut,
les premiers de la tête auxquels répondaient les
trois employées de la caisse : Mlle Yvette Fontaine ;
Mme Rita Larue et Mlle Françoise Corbeil.
Les caissières mirent environ trois heures et
vingt minutes pour la vérification de ces argents.
Pendant qu’elles échangeaient les chèques,
le gérant et son assistant remplissaient les
bordereaux de dépôts des chèques pour la banque.
En tout, quelque 1 120 chèques furent changés et
vers les 20 h 45, la Caisse fermait ses portes.
Un service extraordinaire dans des circonstances
extraordinaires
Une résolution du conseil d'administration du
28 mai 1976 autorisait le directeur à faire le
nécessaire auprès des autorités afin que la Caisse
d’économie des policiers de la Communauté
urbaine de Montréal soit présente sur les lieux du
Village Olympique les jours de paye pour encaisser
les chèques de ses membres.
La Caisse d’économie Sûreté du Québec présente aux barricades
Lors de la crise amérindienne de 1990, des employés accompagnent
les membres au travail. Munis de vieux tiroirs-caisses, ils vont chaque
jour chercher de l’argent au Complexe Desjardins, puis sont escortés en
auto et parfois en hélicoptère par les policiers jusque sur les lieux, à Oka,
Châteauguay et St-Régis. Des comptoirs de service sont installés dans
les quartiers temporaires de la police.
À l’été 1990, plus de quatre millions de dollars auront été échangés. En
plus de se retrouver dans le feu de l’action, les employés ont l’occasion
de se rapprocher de membres dont ils ne connaissaient souvent que
le timbre de la voix, puisque 75 % des transactions de la Caisse sont
effectuées par téléphone. Murielle Cormier, agente-conseil dépêchée
sur les lieux relate : « Durant la crise, on avait l’impression de faire partie
intégrante de la Sûreté ; le local réservé à la caisse était devenu un lieu
de détente pour les policiers. Ils se sentaient chez eux, et n’hésitaient pas
à exprimer leurs émotions, notamment à quel point leur femme et leurs
enfants leur manquaient. »
Au même moment, la Caisse d’économie des policiers provinciaux du Québec accompagne ses membres
sur les lieux de leur travail à l’occasion de la grève Alcan à Arvida et des Jeux olympiques de
Montréal. Grâce à un comptoir de service mobile, les membres ont la chance d’effectuer la plupart
des opérations courantes sur place, parfois même en soirée et les fins de semaine.
Plus qu’une institution financière
Le lien de proximité que la Caisse Desjardins des policiers et policières cultive avec ses membres
et partenaires va bien au-delà de tout autre institution financière, ce qui lui vaut, à juste titre,
d’être reconnue comme une organisation policière.
L’équipe de la Caisse responsable
de la coordination de l’opération :
Chantal St-Amant, directrice
services aux membres, Francine
Grégoire, agente administrative,
Murielle Cormier, agente-conseil
et Marcel-André Charest,
directeur général.
Tiré du journal Contact92,
Fédération des caisses
d’économie Desjardins du Québec,
Volume 3, Numéro 4,
Décembre 1990
1957 1990
1976
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 91 2016-04-29 4:38 PM
92
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Extrait de L’électronique au service de la Caisse. Élimination des chèques et de l’argent, par Roger Chamberland,
assistant-gérant, dans la Revue des agents de police, juin 1967
Une vision d’avenir de 1967
Offrir aux policiers et policières une expérience optimale occupe
une place importante au classement des priorités qui ont guidé les
actions de la Caisse au fi l du temps. Elle n’a pas ménagé ses efforts
pour adapter et simplifi er l’expérience qu’elle réserve à ses membres.
Pour ce faire, elle a su garder une oreille attentive à leurs besoins
évolutifs et a remis plus d’une fois en question ses façons de faire.
Toujours à l’affût des nouvelles technologies, elle a rendu ses services
disponibles à distance et s’est maintes fois prêtée à des laboratoires
visant à expérimenter de nouveaux systèmes et processus pour
le compte du Mouvement Desjardins.
Accessibilité et technologies
« […] dans un avenir très rapproché, les consommateurs pourront faire leurs
emplettes et payer la facture sans avoir à verser la somme soit comptant, soit par
chèque. Le paiement se fera tout simplement par un ordinateur électronique.
[…] la CARTE DE COMPTANT deviendra le principal instrument monétaire
de l’avenir. […] L’employeur, au lieu de payer son employé par chèque ou en
argent, porterait tout simplement à son compte bancaire, à la banque ou caisse
de son choix, le montant de son salaire hebdomadaire ou mensuel. Lorsqu’il fera
un achat, l’employé présenterait sa carte de comptant qui serait introduite dans
une machine spéciale reliée à l’ordinateur de la banque. Ce cerveau électronique
effectuerait la transaction en débitant le compte de l’employé, au crédit du
magasin. La même procédure pourrait s’établir avec les comptes budgétaires pour
payer le loyer, les services publics, les comptes de gasoline : l’employé avertirait
tout simplement la banque ou la caisse d’avoir à payer ces comptes. L’ordinateur
ferait le reste. L’ordinateur pourrait également informer le client, sur un simple
appel téléphonique, de l’état de son compte en banque. »
Laurent Pichette
1991-1997
Gérard St-Cyr
1987-1999
Gilles Falardeau
1991-1994
Guy Lindsay
1991
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 92 2016-04-29 4:38 PM
93
De gauche à droite,
assis : vice-prés Lionel
Poupart ; président André
Dupuis ; sec. Paul Filteau ;
debout, même ordre :
gérant Guy-L. Moisan ;
et M. Robert Soupras,
directeur-général de la
Fédération des Caisses
d’Économies du Québec,
photographiés alors qu’était
signée la convention pour
la compensation des ordres
de la Caisse d’économie
des Policiers de Montréal.
(Photo La Fortune)
De gauche à droite : Claude
Désautels, André Dupuis,
Jean-Guy Blanchette, Paul
Filteau et Colette Tremblay
Le nouveau système
télégestion N.C.R., acquis
par la Caisse d’économie
des policiers de Montréal
en avril 1971, permet
d’inscrire mécaniquement
les entrées aux carnets de
caisse de ses membres.
En 1967, le conseil d’administration signe une entente avec la Banque provinciale pour permettre
aux membres de faire des chèques. Une nouveauté qui révolutionnera la gestion des finances personnelles
des policiers de Montréal qui n’ont plus à se déplacer à la Caisse chaque fois qu’Ils souhaitent obtenir
de l’argent comptant.
Le 26 novembre 1979, la coopérative financière des policiers provinciaux est fermée pour permettre
aux employés et dirigeants d'effectuer le transfert de tous les comptes au nouveau système. Cette installation
permit à la caisse d'offrir les services inter-caisses dès le 7 juillet 1980. Dès lors, les membres eurent la possibilité
d'effectuer leurs transactions dans les 1610 caisses populaires et d’économie à l'échelle de la province.
En 1975, grâce à l’acquisition d’un service de télétraitement
des données, la Caisse d’économie des policiers provinciaux
règle un problème de taille. Ses membres n’ont plus à
expédier leurs carnets afin de procéder à leurs mises à jour :
le nouveau système permet d’émettre des états de compte.
C’est toute une révolution pour une caisse dont les membres
sont répartis partout dans la province !
L’année suivante, les membres peuvent
acquitter au comptoir de leur Caisse leurs
factures de gaz naturel, d’électricité et de
téléphone, en plus de se procurer leur billet
de la Loto Québec. Pour les voyageurs, la
Caisse met à leur disposition des chèques
de voyage et des devises étrangères.
Au terme d’une année d’opération, les
dirigeants de la Caisse d’économie des
policiers provinciaux constatent déjà la
popularité du service par téléphone. Une
seconde ligne téléphonique est installée.
1971
1967
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 93 2016-04-29 4:38 PM
94
Le conseil d’administration de la Caisse de la Sûreté du
Québec profi te du déménagement de son siège social
au 2100, boulevard de Maisonneuve Est, pour faire
l’acquisition d’un premier guichet automatique qui sera
installé au rez-de-chaussée du même édifi ce. L’année
suivante, elle installe un second guichet à l’intérieur du
1701, rue Parthenais et, un troisième en 2000, cette fois
à son centre de services de Québec.
Le saviez-vous ?
Avant que le Mouvement Desjardins n’off re un service de tri pour
les chèques de compensation aux caisses en juin 1987, le personnel
classait par numéro de compte jusqu'à 4 500 chèques par jour.
Dans la même foulée, la Caisse d’économie des
policiers de Montréal fait l’achat, en 1980, d’un système
informatique : un ordinateur avec imprimante et deux
écrans cathodiques de marque Digital. L’implantation
du système, relié à celui des caisses Desjardins,
accélérera de beaucoup la rapidité d’exécution
des transactions.
Au printemps 1985, le conseil d’administration autorise l'achat d'un
premier guichet automatique qui sera installé dans le hall d'entrée
du 460, rue Gilford.
En 1986, c’est le début du Service Interac : une révolution dans les
méthodes de consommation.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
En 1982, les premiers guichets automatiques sont installés dans la région de Trois-Rivières. Pour améliorer
l’accessibilité des policiers de la Sûreté du Québec à leur compte, la Caisse envoie une carte à tous ceux qui
habitent cette région. L’expérience est concluante et la satisfaction, générale : les autres membres de toutes
les autres régions recevront leur carte la même année.
En 1983, la Caisse acquiert son premier compteur à billets. Les employés en font profi ter les policiers
qui viennent faire les dépôts des perquisitions de la Sûreté du Québec, à leur grande satisfaction.
1980
1985
Normand Choquette
1992-1993
Richard Larose
1987-1991
John Masny
1988-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 94 2016-04-29 4:38 PM
95
En 1997, la Caisse d’économie des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal se dote
à son tour d’un numéro de téléphone sans frais, tandis que le Mouvement Desjardins déploie les services
téléphoniques AccèsD.
En 2009, le centre d’appel à réception humaine de la Caisse Desjardins des policiers et policières, installé
dans son nouveau Centre de services Couronne Sud, permet à ces cinq agentes à l’accueil de répondre
aux quelque 1000 appels quotidiens, placés par les policiers municipaux, provinciaux et fédéraux à leur
coopérative financière. Un numéro unique, sans frais en Amérique du Nord, est également mis en service.
En 1996, trois réceptionnistes sont à l’oeuvre pour répondre aux appels des
membres de la Caisse Desjardins Sûreté du Québec qui dispose d’un total de
20 lignes téléphoniques et de 2 numéros sans frais.
Des technologies à l’ère du 2.0
En 2011, la Caisse introduit deux nouvelles solutions
technologiques : les services-conseils mobiles et les
conférences Web. La première permet de conclure des
transactions-conseils à l’extérieur des bureaux de la Caisse
et la seconde offre au membre de parler à son conseiller et
de le voir à partir de son domicile ou de son travail.
1996
2011
Gilles Robichaud
1989-2002
Jacques Bérubé
1996-1997
François Sauvé
1994-1996
Robert Bélec
1995-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 95 2016-04-29 4:38 PM
96
Heures d’accueil
Un des avantages distinctifs des caisses d’économie est qu’elles adaptent leurs heures d’accueil aux
horaires et disponibilités de leurs membres. Au cours de leur histoire, les coopératives financières vouées
au service des policiers et policières sont demeurées à l'écoute de leurs besoins, au gré de l’évolution de
leurs réalités professionnelles.
La direction du Service de police de Montréal
consent à accorder du temps au secrétaire du
temps au secrétaire-gérant Armand Morin. Affecté
à l'identité judiciaire, voisine du local de la Caisse,
il s'occupe des affaires de celle-ci qui n'était alors
ouverte que le vendredi de 12 h à 19 h.
Dans le cadre d’une assemblée générale spéciale,
les heures d’ouverture de la Caisse sont
modifiées. Elle sera ouverte de 9 h à 16 h,
du lundi au vendredi.
La Caisse prolonge ses services jusqu’à 20 h
les mercredis, jours de paie des policiers.
Les heures sont modifiées en fonction
de l’achalandage, et on prolonge le service en
soirée jusqu’à 19 h 30 le mercredi et à compter
de 8h le jeudi matin.
Les membres effectuent de plus en plus leurs
transactions courantes de façon autonome.
Les services courants sont réduits du lundi
au vendredi de 8 h 30 à 15 h tandis que les
services-conseils sont offerts jusqu’à 20 h
du mardi au jeudi.
1946
1956
1950
1961
1976
1987
2002
1971
1983
1997
L’embauche d’une première employée
permet d’assurer un service de 13 h à 17 h,
du lundi au vendredi.
Les heures d’ouverture sont prolongées
jusqu’à 17 h, du lundi au vendredi pour s’ajuster
aux changements apportés aux horaires
de travail de nombreux policiers.
Pour accommoder les policiers qui travaillent de
nuit, on ouvre les portes à 8 h les jeudis matins.
L’avènement des guichets automatiques réduit
l’achalandage en caisse. La caisse offre ses
services de 8 h 30 à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’accueil sont revues en fonction
d’une étude d’achalandage. Le secteur courant
sera ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h et
le secteur-conseil dès 8 h 30 tous les jours et
jusqu’à 20 h du mardi au jeudi.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS DE MONTRÉAL
Gilles Lemieux
1996
Gilles Filiatrault
1992-1997
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 96 2016-04-29 4:38 PM
97
Au-delà de la technologie et de l’accessibilité, c’est l’accueil
réservé par les membres de l’équipe qui, de tout temps, a
fait en sorte que les policiers ont senti qu’ils franchissaient
le seuil de LEUR caisse !
Depuis 2013, la Caisse Desjardins des policiers et policières
réserve à ses membres :
• des heures d’accueil physique et téléphonique élargies qui
totalisent 47 heures par semaine :
• dès 8 h 30 le matin et jusqu’à 20 h les mercredis et jeudis
soirs, en alternance dans ses centres de services ;
• des services de financement et de placement disponibles
sur rendez-vous les soirs de semaine.
On augmente les heures d’accueil aux membres
qui s’étendront de 10 h à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’affaires sont prolongées en
soirée le jeudi jusqu’à 20 h. Les autres jours,
la Caisse est ouverte de 9 h à 16 h.
1968
1975
2006
1969
1994
Pour répondre aux besoins de ses premiers
sociétaires, la Caisse d’économie des policiers
provinciaux du Québec est ouverte du lundi
au vendredi de 10 h à 12 h.
La Caisse améliore son accessibilité. Elle sera
ouverte de 8 h à 17 h chaque jour de la semaine.
La caisse offre ses services sur une plage
horaire totale de 40 heures par semaine,
réparties du lundi au vendredi,
jusqu’à 19 h les mardis et mercredis.
2013
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS PROVINCIAUX
DU QUÉBEC
Jean-Pierre Michaud
1996-2000
Denis Cyr
1996-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 97 2016-04-29 4:38 PM
98
La première employée de
la Caisse fut Mademoiselle
Gisèle Paradis. On la
voit sur cette photo de
septembre 1949, aux côtés
de M. Guy-A. Moisan. Elle
sert M. Jean-Paul Lapointe,
président de la Fraternité,
premier sociétaire à s’être
présenté dans les nouveaux
locaux de la Caisse situés
au-dessus du poste 4, au
207 de la rue Ontario Est.
Une grande partie du succès de la Caisse repose sur la qualité des
personnes qui lui prêtent leurs talents. Parce qu’ils sont les voix et les
visages qui portent la Caisse au quotidien, la direction a toujours attaché
beaucoup d’importance au choix des membres qui composent son
équipe. Pour que l’institution incarne pleinement sa mission de caisse
de groupes et exprime sa distinction coopérative, elle prend grand soin
d’imprégner les membres de son personnel de la culture policière.
C’est pourquoi, de tout temps, les membres du personnel ont fait coeur
avec la communauté policière, l’ont servie et continuent de la servir,
avec fierté et dévouement.
Une équipe talentueuse et dévouée
« Il est une richesse inépuisable, source de croissance et de prospérité :
le talent et l’ardeur des femmes et des hommes. »
— Maurice Lévy
Les équipes au fil du temps
De sa fondation en 1946, à l’embauche de la première employée en 1950, les
affaires de la Caisse d’économie des policiers de Montréal étaient conduites par
son directeur-gérant, Armand Morin. La direction du Service de police de Montréal
avait consenti à le dégager de ses fonctions policières quelques heures par semaine.
Le saviez-vous ?
En 1954, le salaire d’une caissière était de 1 763,70 $ par année.
1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 98 2016-04-29 4:38 PM
99
Les membres du personnel,
exclusivement féminin,
réunies pour célébrer
les 25 ans de service de
Mademoiselle Fernande
Delorme, en 1984.
Le 23 octobre 1987 :
Les employés déclarent une
grève générale. Le conflit
durera jusqu’au décret
de retour au travail ordonné
par un arbitre le 6 juillet
1988. Grâce aux dirigeants,
aux cadres et aux membres,
la Caisse a su maintenir
son rythme de croisière
pendant cette période.
En 1989, l’équipe est composée de 36 personnes.
Cinquante-deux personnes
forment équipe en 2002,
au service des policiers
et policières de Montréal.
En 2007 : une équipe
de talent et mobilisée !
2007
2002
1987
1989
1984
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 99 2016-04-29 4:38 PM
100
Les tout premiers membres du personnel de la Caisse fondée
par les policiers provinciaux du Québec furent Madeleine Lemay
et Guy Magnan. Les deux étaient employés à temps plein
par l’Association des policiers provinciaux du Québec.
Madeleine Lemay fut libérée de ses autres tâches
pour assurer les opérations de la Caisse.
En 1972, l’équipe de la rue
Parthenais est composée
de sept personnes.
La petite équipe du comptoir de Chicoutimi
en 1975 avec, en avant-plan,
son responsable, M. Léon Gagnon.
Au tout début des années 1990, l’équipe
du point de services de Québec compte
trois employés.
M. Léo Cantin fut le
premier responsable
du comptoir de Québec,
de 1971 à sa retraite
en 1988.
1972
1975
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Louis Chénier
1997-2000
Jean-Guy Charbonneau
1992-1996
Jules Fradet
1997-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 100 2016-04-29 4:38 PM
Au fi l des années, l’équipe a acquis une expertise unique par sa connaissance des
fonds de pension et avantages sociaux des policiers. Cette compétence permet à
ses conseillers de prodiguer aux policiers et policières des conseils intéressants,
plutôt que des conseils intéressés.
Aucune autre institution ne possède cette fi ne connaissance de la profession policière.
Une vingtaine de personnes
compose l’équipe au service
des policiers provinciaux du
Québec en 1990.
L’équipe de Montréal, vers la fi n des années 1990. En 2008 : une équipe fi ère et professionnelle !
En 2009, avec ses 110 employés, la nouvelle Caisse Desjardins des policiers
et policières dispose d’une force humaine mobilisée et compétente !
1990
2008
2009
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 101 2016-04-29 4:38 PM
102
Membres ambassadeurs
En 2012, soucieuse de reconnaître l’apport exceptionnel d’employés qui ont oeuvré
de longues années au service de la Caisse et qui ont eu un impact signifi catif sur
les membres, autant par leur engagement professionnel que par leur implication
personnelle dans la communauté policière, la Caisse a instauré une nouvelle
catégorie d’employés émérites, sous l’appellation de Membres ambassadeurs.
À ce jour, trois personnes ont reçu ce titre :
Réjeanne Maltais,
employée de 1979 à 2011,
conseillère en fi nances
personnelles
Denis André Hurteau,
employé de 1999 à 2012,
planifi cateur fi nancier
Richard Hanna,
directeur développement
des aff aires,
policier dégagé du SPVM,
de 1997 à 2014
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Jocelyn Marleau
1997-2000
Gilles Pagé
1997-2003
Gilles Girard
1993-1995
Christian Chalin
1998-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 102 2016-04-29 4:38 PM
103
201625 000
500 000 000
10 000
200 000 000
15 000
300 000 000
1946
1946
1956
1956
1966
1966
1976
1976
1986
1986
1996
1996
2006
2006
2008
2008
1968
1968
2016
2016
5 000
100 000 000
30 000
600 000 000
800 000 000
35 000
700 000 000
900 000 000
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
André Lévesque
1981-1983
Ghislain Dionne
1982-1990
Jean-Claude Roy
1983-1985
893 700 000 $
en 2016
34 700
membres
en 2016
067-074_CDP16-001_Montage_Section5-V4.indd 74 2016-04-29 4:37 PM
75
policiers
et policières
Au service des
« À moins que votre famille ne soit une exception, vous souffrez
de temps à autre de soucis d’argent. Vous, le « gérant des finances »
de votre famille, pouvez facilement résoudre ces problèmes en vous
assurant les services de votre caisse d’économie. »
— Guy L. Moisan, 1966
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 75 2016-04-29 4:37 PM
76
Les deux caisses ont d’abord été fondées pour
encourager l’épargne et répondre aux besoins de
financement des policiers et policières à des taux
raisonnables et, de ce fait, améliorer leur qualité de
vie financière. Au fil du temps, l’offre de services s’est
bonifiée pour proposer l’éventail complet des produits
et services disponibles sur les marchés financiers, en
plus d’avantages et d’exclusivités conçus en fonction
des réalités distinctes des divers groupes d’agents
de la paix.
Des produits et des services
sur mesure
Des prêts sur l’honneur
Dès 1946, les prêts consentis par la Caisse d’économie des policiers de Montréal sont pour la plupart des
prêts personnels. Ils sont, contrairement aux autres institutions prêteuses, accordés sans aucune autre
garantie que l’engagement moral des policiers. Le montant maximal que la Caisse consentait à prêter à
ses membres policiers était de 50 $. Tout emprunteur devait avoir au minimum deux années de service
et être à au moins trois années de sa retraite pour obtenir un financement. Les avis de retard sur les prêts
étaient signés et expédiés par l’assistant directeur de police de Montréal, Monsieur Bélanger, qui enjoignait
aux policiers de faire honneur à leurs obligations.
À compter de 1949, les remboursements étaient prélevés à même le salaire des policiers, ce qui présentait
le double avantage d’éviter aux membres de se déplacer en caisse à chaque paie et garantissait à la Caisse
le remboursement des sommes prêtées.
Raison du prêt
Refinancements et dettes
Éducation
Divers (cadeaux, imprévus)
Ameublement
Hypothèques
Ménage et réparations de maisons
Médecins et comptes d’hôpitaux
Vêtements
Achats de terrains
Placement
Chauffage
Vacances et voyages
Mises de fonds sur propriété
Mariages, noces, fêtes
Achats et réparations sur autos
Montant
21 476,00 $
450,00 $
5 420,45$
12 484,00 $
5 307,10 $
5 105,00 $
17 923,00 $
2 375,00 $
2 600 ,00 $
8 000,00 $
820,00 $
3 295,00 $
12 950,00 $
4 600,00 $
4 350,00 $
107 155,55 $
Nombre de prêts
71
2
35
48
3
24
86
16
6
1
8
29
13
12
12
Rapport des prêts consentis aux membres pour 1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 76 2016-04-29 4:37 PM
77
M. Roger Chamberland,
assistant-gérant,
en rencontre avec
un membre
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
« Les bourses vides attristent les visages et c’est à la caisse d’économie
de leur rendre le sourire. »
— Armand Morin
À compter de 1963, pour les aider à faire face aux imprévus, des prêts sont accordés
aux veuves de policiers ainsi qu’aux retraités. Ces derniers, dont les conditions
fi nancières sont très précaires, bénéfi cieront dès 1972 d’économies sur les frais de
chèques et d’une réduction de 1 % sur les taux d’intérêt des prêts.
Avant même qu’elle ne célèbre son 10e anniversaire de fondation, la Caisse off re
une assurance-vie sur tous les prêts consentis aux policiers ainsi qu’une assuranceépargne
équivalant au montant des économies jusqu’à concurrence de 2 000 $.
1963 « CONSIDÉRANT QUE CES MEMBRES ONT CONTRIBUÉ AUX SUCCÈS DE LA CAISSE PAR
LE PASSÉ, IL EST JUSTE ET RAISONNABLE DE LEUR ACCORDER CE PRIVILÈGE. IL NE
FAUT PAS OUBLIER QUE NOUS AUSSI NOUS SERONS UN JOUR DES PENSIONNAIRES.
C’EST UN PRIVILÈGE QUE NOUS NOUS ACCORDONS POUR PLUS TARD. »
— GUY-L MOISAN, SECRÉTAIRE-GÉRANT
Denis Lauzon
1983-1996
Clément Lanoix
1983-1989
Steeve Lagueux
2012-2013
Guy Pharand
1980-1982
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 77 2016-04-29 4:37 PM
78
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Pour consentir du financement, il faut des liquidités.
Le recrutement de nouveaux membres, qui doivent verser une part sociale fixée à 5,00 $, constitue la
première source de capital de la Caisse. Ce montant représente à l’époque une somme importante, bien
souvent impossible à débourser en un seul paiement pour les policiers.
Dès septembre 1946, des discussions sont amorcées avec les autorités de la Ville
de Montréal afin d’établir un système d’épargne volontaire sur le salaire, pour
encourager l’épargne chez les policiers. Mais ce n’est qu’en 1949 que ce privilège fut
accordé à la Caisse, après maintes représentations et négociations de la Fraternité
des policiers de Montréal. Dès lors, on espère créer l’habitude de l’épargne chez les
nouveaux membres qui consentent à une retenue sur leur salaire pour s’acquitter
de leur premier engagement envers leur coopérative financière, à raison de 1,00 $
par paie. La Caisse bénéficie de la collaboration des représentants syndicaux
pour faire sa promotion dans les milieux de travail et remettre des formulaires
d’adhésion aux collègues intéressés. Dès la première année, 600 policiers adhèrent
à la retenue à la source pour faciliter leurs dépôts à la Caisse.
Dans les années 1970, une fois l’effervescence des premières années passée, le
recrutement et la rétention des membres sont difficiles pour la Caisse d’économie
des policiers provinciaux, qui doit composer avec l’éparpillement de ses sociétaires
partout dans la province. Pour contrer cette réalité, elle offre un compte sans frais
d’administration, ce qui représente un solide avantage par rapport aux autres
institutions financières. On entreprend aussi des tournées pour établir et maintenir
le contact avec les membres dans les postes en régions. Plusieurs personnes
piloteront cet exercice de promotion et d’information dont trois de manière
plus assidue : le directeur général, Robert Vandemeulebrooke, une employée,
Céline Filion, et Guy Dupont, ex-policier devenu relationniste pour la Caisse.
Le saviez-vous ?
Au cours du seul exercice financier 1976-
1977, 3 352 demandes de prêts sont étudiées
par la Commission de crédit, ce qui porte à
60 460 le nombre total de prêts consentis
aux policiers de Montréal depuis la fondation
de la Caisse.
La Caisse d’économie des
policiers de Montréal fut la
première à offrir des certificats
d'épargne à terme. Le 3 août
1966, le conseil d'administration
proposait ce nouveau
produit pour recueillir plus
d'épargne. La vente débuta
en mars 1967.
Marc Lévesque
1984-1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 78 2016-04-29 4:37 PM
79
À la même période, des démarches semblables sont
eff ectuées chez les policiers provinciaux afi n d’obtenir
le dépôt salaire. Un premier résultat est obtenu en 1980
alors qu’un système de paie intégrale volontaire (P.I.V.) est
mis de l’avant dans les grands centres, en collaboration
avec le contrôleur général du personnel et des communications
de la Sûreté du Québec, Gilles Michaud.
Il s’agit là d’une étape préliminaire dans l’attente du
projet gouvernemental qui permettra, en 1984, d’étendre
le service à l’ensemble des postes de toutes les régions
du Québec.
Pour l’une comme pour l’autre des caisses, l’augmentation
de la valeur des dépôts qui suit la mise en
place de la paie intégrale marque une étape importante
dans leur développement.
L’avènement du dépôt salaire
En mai 1978, toujours à la recherche de liquidités pour répondre à la demande
grandissante des emprunts sollicités par ses membres, la Caisse mène une campagne
de promotion du « dépôt entier du chèque de paie » au poste 16, qui regroupe
150 policiers. Afi n de promouvoir ce service, les frais de chèque, habituellement de
0,15 $ l’unité, sont off erts gratuitement. Au terme d’une période d’essai de six mois,
l’expérience s’avère concluante, introduisant ainsi dans l’histoire de la Caisse des
policiers de Montréal la paie intégrale et les gratuités qui y sont associées.
Robert Martel
1982-1984
Gilles Normandin
1984-1987
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 79 2016-04-29 4:37 PM
80
À la veille du 30e anniversaire de la Caisse des policiers de Montréal, son conseil
d’administration autorise la mise sur pied d’un service de prêts hypothécaires
offerts conjointement avec l’Association de Bienfaisance et de Retraite des policiers
de Montréal. En 1975, 10 prêts conjoints sont consentis pour un total de 141 200 $.
Les services hypothécaires
Pour leur part, ce n’est qu’à compter de 1980 que les policiers provinciaux auront
accès à des services hypothécaires auprès de leur coopérative financière. Un service
qui sera malheureusement rapidement remis en cause considérant le manque de
liquidités de la Caisse. Dès 1981, des prêts de la Fédération des caisses d’économie
lui permettront de répondre à la demande d’un plus grand nombre de membres.
Plus tard, en 1994 avec l’Association des policiers provinciaux du Québec, puis à
nouveau en 1997, cette fois en alliance tripartite avec l’APPQ et la Sûreté du Québec,
la Caisse participera à des programmes d’avantages hypothécaires à l’intention des
policiers provinciaux. En plus de permettre aux policiers de poursuivre la relation
de confiance établie avec leur institution malgré des déplacements professionnels
à l’échelle de la province, ces programmes offrent des privilèges ainsi que des
rabais ou remises de taux.
2001 EN 2001, SOUCIEUSE D’AMÉLIORER SON OFFRE DE SERVICES AUX ENTREPRISES ET
AUX NOMBREUX POLICIERS INVESTISSEURS IMMOBILIERS, LA CAISSE D’ÉCONOMIE DES
POLICIERS ET POLICIÈRES DE MONTRÉAL, PAR L’INTERMÉDIAIRE DE MM. YVON SÉGUIN
ET JEAN CARDINAL, INITIE LA FONDATION ET LA MISE EN PLACE DU CENTRE D’AFFAIRES
DES CAISSES DE GROUPES. AU DÉPART, QUATRE AUTRES CAISSES DE TRAVAILLEURS,
DONT LA CAISSE D'ÉCONOMIE SÛRETÉ DU QUÉBEC, ADHÉRERONT AU PROJET.
En 1981, le Crédit-Budget, une marge de crédit personnelle d’une limite maximale
de 3 000 $, est offert en même temps que la carte de crédit Visa.
Marcel Journault
1985-1987
Robert Riffon
1982-1988
Jean-Paul Leduc
1985-1986
Florent Duguay
1985
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 80 2016-04-29 4:37 PM
$
81
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
La diversification des véhicules d’épargne-placement
En août 1979, pour répondre aux besoins de ses membres qui souhaitent alléger leur facture fiscale, la
Caisse d’économie des policiers de Montréal commence à offrir un nouveau service épargne-retraite
à taux variable (REER). Dès que les placements REER à taux fixe seront disponibles en juin 1983, les
nouveaux retraités choisiront massivement de placer leur banque de maladie à la Caisse. Plus tard en 1997,
une entente interviendra entre les parties patronale et syndicale des policiers de la Communauté urbaine
de Montréal, favorisant la Caisse comme point de dépôt des sommes versées annuellement dans le cadre
du transfert des heures de maladie vers un REER.
En 2007, pour élargir son offre de services aux membres et consolider son partenariat avec l’Association
des policiers provinciaux du Québec, la Caisse d’économie Desjardins Sûreté du Québec accepte de se faire
l’administratrice du nouveau véhicule d'épargne-retraite L’Extra, complémentaire au régime de retraite des
policiers et policières provinciaux.
REER/CRI collectif des policiers et policières du Québec
Consciente du potentiel que représente la force économique
policière du Québec et toujours soucieuse d’en faire profiter
sa communauté, la Caisse se fait l’instigatrice du REER/CRI
collectif des policiers et policières du Québec en décembre
2012. En 2014, la Fédération des policiers et policières
municipaux du Québec se joint au mouvement et enjoint ses
membres d’en faire autant. Trois ans après sa création, ce
jeune REER collectif compte 2950 participants et un volume
d’affaires cumulatif de 74,2 millions de dollars.
Un volume d'affaires
cumulatif de
74,2
millions $
UN REER COLLECTIF
DE 2950 PARTICIPANTS
Gilles Houlé
1983-2007
Guy Béland
1986-1987
1990-2004
Michel Quenneville
1973-1985
Michel Déry
1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 81 2016-04-29 4:37 PM
82
Dès le début, les dirigeants de la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’assurent que leur
coopérative fi nancière assume pleinement son rôle éducatif auprès de ses membres. À compter de 1950,
la Caisse possède un Comité d’éducation, responsable de produire des articles et outils budgétaires visant
à améliorer la gestion fi nancière des membres. Le crédit responsable est également exercé.
Par exemple, en 1956, les conditions d’octroi d’un prêt supérieur à 500 $ prévoient que la Commission de
crédit doit s’assurer de la capacité de remboursement du membre, et ce, « sans aff ecter la partie du salaire
qui est nécessaire à la subsistance de sa famille ». De plus, aucun nouveau prêt ne doit être accordé avant
que le prêt antérieur ne soit remboursé aux deux tiers.
À l’hiver 1969, la caisse au service des policiers de Montréal off re son premier Colloque spécial d’éducation,
par la voix de son président, Marcel Alexander.
L’éducation fi nancière des policiers et policières
À la demande de l'Institut de police du Québec, un des dirigeants de la Caisse d'économie des policiers
provinciaux du Québec est invité à donner le cours sur l'administration d'un budget diff usé à compter
d'août 1978 à tous les aspirants policiers en formation à Nicolet. Le contenu du cours a également été conçu
par la Caisse, en collaboration avec l'établissement de formation.
En 1984, la Caisse d’économie des policiers provinciaux amorce des rencontres de préparation à la retraite
du côté de Granby. Lors de cette demi-journée d’information, le directeur Richard Clermont, assisté par un
représentant de la Fédération des caisses d’économie, conseille les policiers et leurs conjointes sur la façon
de planifi er leur retraite. Bien que l’expérience ait été grandement appréciée par les policiers présents,
il faudra attendre à 1999 avant que la Caisse ne soit désignée, par entente avec la Sûreté du Québec, diff useur
offi ciel de la portion fi nancière des sessions de préparation à la retraite.
Avec les années, la caisse a développé une connaissance approfondie des diff érents fonds de pension policiers.
Son expertise est largement reconnue par les nombreuses organisations policières municipales, provinciales
et fédérales, qui lui confi ent maintenant la diff usion de leurs sessions de préparation à la retraite.
« Une invitation avait été lancée dans tous les locaux du Service de police.
Lors de cette soirée, le gérant général, André Dupuis, expliquait le jeu des
placements de la Caisse ; Roger Chamberland, gérant du crédit, élaborait sur
la manière d’utiliser le crédit, tandis que M. Germain Desmarais, conseiller
fi nancier, expliquait la manière de rédiger les rapports d’impôt sur le revenu.
Cette soirée avait pour but d’attirer l’attention sur votre caisse afi n qu’on la
reconnaisse vraiment comme un agent important de votre vie économique et
sociale et comme un interlocuteur ayant un point de vue original et valable à
faire entendre dans la discussion des problèmes de la communauté. Il s’agit là
d’une première initiative que vos dirigeants songent à répéter dans l’avenir. »
Guy L. Moisan,
directeur animateur,
Revue des agents de police,
mars 1969.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Raynald St-Pierre
1983-1985
Richard Bissonnette
1990
Jacques Desjeans
1984-2001
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 82 2016-04-29 4:37 PM
83
La Caisse assure également un important
rôle dans l’apprentissage fi nancier des
aspirants policiers. Tout d’abord auprès
des stagiaires de l’École nationale de police
du Québec et des nouveaux contingents
policiers, elle multiplie les rencontres auprès
des étudiants en techniques policières dans
tous les cégeps de la province, depuis 2003.
En chacune de ces occasions, elle inculque
à ses membres en devenir des notions
de base sur la gestion de leurs fi nances
personnelles et favorise une gestion
fi nancière responsable. Elle encourage de
saines habitudes budgétaires.
Elle complète son volet éducatif par la tenue de kiosques
d’information, par la publication de brochures d’information
et par la diff usion de conférences thématiques adaptées
aux réalités policières. Depuis 2006, son site Internet et
son infolettre représentent également d’importants outils
d’éducation fi nancière.
Raymond Legault
1985-1987
Roger Charrette
1990-1995
Léandre Bénard
1990-1991
Gilles Bertrand
1986-2001
Jean Loiselle
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 83 2016-04-29 4:37 PM
84
C’est en 2006 que la caisse fondée par les policiers de Montréal
lance sa première off re de services intégrée. Son nom, Protection
VIP, évoque la qualité et l’exclusivité du service que la Caisse entend
réserver à ses membres policiers. Évolutive en fonction des cycles de
vie des policiers, l’off re rassemble les produits et services fi nanciers
qui s’adressent respectivement aux aspirants policiers, aux policiers
actifs et aux policiers retraités. Les particularités les plus importantes
de cette off re sont sans contredit le forfait de tarifi cation unique, qui
assure aux policiers et policières qui font une bonne gestion de leur
compte la gratuité des frais de transaction, ainsi que l’expertise de
l’équipe, qui cumule à ce moment 60 années d’expérience au service
des policiers et policières.
Quelques mois plus tard, soit en 2007, c’est au tour de la coopérative
fi nancière des policiers provinciaux de dévoiler son off re Votre passeport
qui se décline, elle aussi, en trois volets : Partez du bon pied pour les
recrues, le programme Accélérez pour les policiers actifs et Relaxez
pour les retraités.
En 2011, en déployant son off re de services Appartenance, la caisse au
service de l’ensemble des policiers et policières municipaux, provinciaux et
fédéraux au Québec certifi e son intention de réserver des avantages et des
exclusivités à chacun de ses groupes de membres, à toutes les étapes de
leur vie policière. Le volet VIP, destiné aux policiers et policières, regroupe
des produits et services exclusifs adaptés à la réalité policière, tandis
que le volet Privilège rassemble les avantages réservés aux conjoints
et enfants de policiers.
Une off re de services distinctive et évolutive
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
André St-Pierre
1990-1996
Daniel Beaudry
1986-1988
Jean-Yves Imbeault
1991-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 84 2016-04-29 4:37 PM
85
Toutes deux issues du milieu policier, les deux coopératives fi nancières
policières partagent l’environnement professionnel de leurs membres
et entretiennent avec eux et les différentes organisations policières une
relation de grande proximité.
Une proximité sans frontières
De tout temps, elles ont eu à coeur de mettre à la disposition des membres des installations pratiques et
accueillantes, aménagées avec soin et bon goût. Plusieurs déménagements, projets de rénovations et de
réaménagements ont été réalisés au fi l des années. Ces transformations ont été rendues nécessaires par
de nouvelles approches de service, le développement de nouvelles technologies, l'adhésion de nouveaux
groupes de sociétaires et par le désir d'améliorer l'accueil réservé aux membres.
La Caisse d’économie des policiers de Montréal
À ses débuts, la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’installe dans un petit local prêté par le Service
de police, dans l'ancienne annexe de l'Hôtel de Ville (775 Gosford), qui abritait également la Cour municipale de
Montréal, le Quartier général de la police et certaines escouades, dont l'identité judiciaire. Rapidement, le petit
espace dont l'accès se faisait par l'entrée du 333 de la rue du Champ-de-Mars devint trop petit.
En 1949, les démarches entreprises par la direction auprès
des autorités de la Ville pour obtenir un local plus grand
portent leurs fruits. Elle déménage au 3e étage du poste
4, situé au 207, rue Ontario Est, mieux connu pour être
l’ancien dortoir des policiers.
Le 1er juin 1955, La Caisse emménage au 3e étage
du nouveau Centre social des policiers de Montréal
au 480 Gilford. En plus de la Fraternité des policiers
de Montréal, l’immeuble abrite les bureaux de l’Association
athlétique, la Revue des agents de police, la Coopérative
de consommation, le fonds de pension, la banque de sang
et le bureau de l’aumônier. Sur la photo : le lieut. L. Tessier,
le serg. G. Denault, le cap. P. Ménard et le serg. A. Gauthier
Lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la Caisse. Assis,
de gauche à droite : le lieut-dét. Émile Joyal, président général
de la Fraternité canadienne des policiers ; l'honorable maire
Camilien Houde ; Mlle Gisèle Paradis, adjointe du gérant de la
Caisse ; l’agent Audéal Jetté, président de la Caisse et M. J.-M.
Savignac. Debout dans le même ordre : le sergent Hervé Payette,
de la Commission de crédit ; l’agent Guy Moisan, secrétairegérant
de la Caisse ; le lieut. Edgar Guimond, directeur; le cap.
Armand Rodrigue, vice-président ; l’agent Léo Clermont, de la
Commission de crédit ; l’agent Jean-Paul Lapointe, président de
la section de Montréal de la Fraternité canadienne des policiers ;
le lieut. Geo Reid, directeur de l’exécutif général ; l’agent Albin
Turner, administrateur de la Revue des agents de police; le lieut.
Philippe Ménard et le serg.-dét. L. Poupart, de la commission
de vérifi cation.
1949
1955
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 85 2016-04-29 4:37 PM
86
De gauche à droite : Gaston Bourassa, Marcel Alexander, Claude Désautels, Marcel Roy,
Ovida Leroux, Louis J. Lapierre, Paul Filteau, André Dupuis, Robert Soupras
En juin 1967, le conseil d'administration met sur pied un comité pour
l'étude et la réalisation d'un nouvel emplacement pour la Caisse.
Messieurs Désautels, Poupart, Dupuis,
et Filteau se feront les artisans du projet de
construction du 460, rue Gilford, terminé en
1969. La Caisse occupait le rez-de-chaussée
et offrait les deux étages supérieurs en
location aux Soins coordonnés à domicile
du Montréal métropolitain ainsi qu’à la
Fédération Libéral du Québec.
Le rez-de-chaussée à l’origine
de la construction
Le rez-de-chaussée en 1985
loge les services courant
et administratif.
Le rez-de-chaussée est
complètement rénové
en 1993.
Le rez-de-chaussée est réaménagé en 2006
pour récupérer le maximum d’espace et
offrir des postes d’accueil où les membres
sont assis.
En 1985, la Caisse récupère le premier plancher pour y installer le secteur conseil. Plus tard en 1987, elle en fera de même
avec une partie de l’étage supérieur qui sera occupé par ses services administratifs.
1967
1985
1993 2006
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 86 2016-04-29 4:37 PM
87
En novembre 2002, afin de favoriser le développement
des affaires avec un plus grand nombre de policiers et
policières municipaux autres que Montréal et d'offrir un
nouvel accès à ses membres oeuvrant ou habitant l'est de
la région métropolitaine, la Caisse inaugure son Centre de
services des policiers et policières municipaux du Québec,
à l’intérieur des locaux de la Fédération des policiers
et policières municipaux du Québec à Anjou.
Depuis le 23 mars 2009, les membres qui résident ou travaillent sur la rive nord
de Montréal disposent de leur Centre de services de la Couronne Nord, à Boisbriand.
En intercoopération avec la Caisse Desjardins des travailleurs unis et la Caisse Desjardins
des militaires, la Caisse procède à l'ouverture du Centre de services de l’Outaouais,
en 2015, pour mieux servir les policiers et policières de l’ouest du Québec.
L'École nationale de police du Québec reconnaît la vocation
éducative de la Caisse et une entente intervient, en 2014,
pour la création d’un centre de services-conseils sur
rendez-vous à l’intérieur de l’École.
Le 27 octobre 2008, la
Caisse ouvre son Centre
de services de la Couronne
sud, à Boucherville, pour
répondre aux besoins de
ses membres actuels et
potentiels résidant ou
travaillant sur la rive
sud du Saint-Laurent.
2002
Les différents centres de services 2008
2009
2015
2014
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 87 2016-04-29 4:37 PM
88
La Caisse d’économie des policiers provinciaux
À ses débuts, elle s’installe dans les locaux de l’APPQ, au 2120, rue Sherbrooke Ouest,
angle Delorimier, à Montréal.
En 1989, le bâtiment de la rue Parthenais s’est beaucoup détérioré et la direction de la Caisse conclut que
les multiples tentatives pour le rénover et l’agrandir ne sont pas satisfaisantes. À la recherche d’un nouveau
local, on s’intéresse à un immeuble en construction à l’intersection des rues De Lorimier et De Maisonneuve,
à quelques pas de marche du Grand quartier général.
En décembre 1971, avec l’assentiment des autorités de la Sûreté du Québec
qui constatent les bénéfi ces qu’elle procure à ses membres, la Caisse installe
son premier comptoir à l’intérieur du Quartier général du District de Québec,
alors situé au 300, boulevard Saint-Cyrille Est.
Le centre de services Québec, en 2016.
En 1975, la Caisse procède à l’ouverture d’un nouveau
comptoir de services à Chicoutimi, à l’intérieur du Quartier
général du District Saguenay–Lac-St-Jean. Il sera fermé
en 1981, n’ayant plus sa raison d’être à la suite de l’affi liation
au Mouvement Desjardins.
Dès 1970, elle déménage elle déménage au 1748 de la rue Parthenais, où elle se
fait d’abord locataire de deux appartements au rez-de-chaussée de l’édifi ce de
trois étages. En mai 1972, la Caisse a de grands projets pour l’immeuble de la rue
Parthenais. Elle en fait l’acquisition et entreprend d’importants travaux pour en
aménager les trois étages. Elle poursuit son projet en 1976 en achetant l’immeuble
voisin de la Caisse et procède à sa démolition pour aménager un stationnement.
Les locaux de la Caisse sont agrandis par l’arrière et par le sous-sol.
1975
1971
2016
1970
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 88 2016-04-29 4:38 PM
89
Malheureusement, le siège social est victime de nombreux vols à main armée depuis son déménagement.
Une étude d’achalandage conclue qu’une relocalisation serait profi table. Grâce à une étroite collaboration
avec la direction de la Sûreté du Québec, un vieux rêve devient réalité : celui d’installer la Caisse à l’intérieur
du Grand quartier général.
En juin 1990, la Caisse
emménage dans ses
nouveaux locaux au
premier étage du 2100,
De Maisonneuve Est.
En 1994, tandis que
les services-conseils
demeurent sur la rue
Maisonneuve, les services
courants sont déménagés
au 2e étage du 1701,
rue Parthenais.
Le Centre de services
Parthenais, en 2016
1994
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 89 2016-04-29 4:38 PM
90
Que ce soit pour recruter de nouveaux membres,
pour promouvoir leurs services et l’expertise de
leur équipe, pour présenter des projets spéciaux
en partenariat avec les représentants syndicaux et
patronaux, pour répondre à des besoins spécifiques
de leurs membres, ou encore simplement pour
échanger avec eux et recueillir leurs suggestions,
les deux coopératives financières policières
rendent visite à leurs membres dans leur
environnement de travail.
Dès sa fondation en 1968, les dirigeants de la caisse fondée à l’intention des policiers provinciaux ont dû
composer avec la réalité d’une répartition de ses membres sur un vaste territoire géographique. Rapidement,
on recrute parmi les policiers des représentants bénévoles dans les districts qui n’ont pas de comptoir.
Ceux-ci se rendent disponibles pour donner des informations sur la Caisse, promouvoir l’épargne, prendre
des demandes de prêts et aider leurs confrères de travail à formuler un budget familial. Mieux que tout
autre moyen, ces personnes ont permis de donner un visage humain à la Caisse, en répondant sur place aux
questions des membres et en offrant à chacun des conseils financiers personnalisés.
À la Caisse d’économie des policiers de Montréal, le territoire à couvrir est plus limité. Durant les premières
années, la présence des dirigeants dans les milieux de travail et la fidèle collaboration des représentants
syndicaux assurent à la Caisse une étroite proximité avec ses membres. Plus tard, particulièrement à
partir du moment où elle ouvrira ses services à une plus large communauté policière, la présence de trois
policiers dégagés au sein de son équipe de direction représentera un net avantage. Ce sont eux qui rendront
visite à leurs confrères policiers.
En 2015, la Caisse Desjardins des policiers et policières a effectué :
• 161 visites en milieu de travail
• 27 visites dans la communauté étudiante
• 20 visites à l’École nationale de police du Québec
Une présence active en milieux de travail
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 90 2016-04-29 4:38 PM
91
Un service exceptionnel le 31 décembre 1957
La veille du Jour de l’An 1958, la Caisse, pour rendre
service à ses membres qui venaient de recevoir
leur chèque de paye à l’heure où les banques
étaient fermées, a décidé d’aller quérir un montant
important à la banque et, sous la protection de
sept policiers armés, de le transporter dans ses
bureaux. Dès l’annonce de la bonne nouvelle,
près de 1 125 policiers ont envahi le Centre et ont
formé une longue file s’étendant de la porte de la
Caisse jusqu’au bas de l’escalier. On voit ci-haut,
les premiers de la tête auxquels répondaient les
trois employées de la caisse : Mlle Yvette Fontaine ;
Mme Rita Larue et Mlle Françoise Corbeil.
Les caissières mirent environ trois heures et
vingt minutes pour la vérification de ces argents.
Pendant qu’elles échangeaient les chèques,
le gérant et son assistant remplissaient les
bordereaux de dépôts des chèques pour la banque.
En tout, quelque 1 120 chèques furent changés et
vers les 20 h 45, la Caisse fermait ses portes.
Un service extraordinaire dans des circonstances
extraordinaires
Une résolution du conseil d'administration du
28 mai 1976 autorisait le directeur à faire le
nécessaire auprès des autorités afin que la Caisse
d’économie des policiers de la Communauté
urbaine de Montréal soit présente sur les lieux du
Village Olympique les jours de paye pour encaisser
les chèques de ses membres.
La Caisse d’économie Sûreté du Québec présente aux barricades
Lors de la crise amérindienne de 1990, des employés accompagnent
les membres au travail. Munis de vieux tiroirs-caisses, ils vont chaque
jour chercher de l’argent au Complexe Desjardins, puis sont escortés en
auto et parfois en hélicoptère par les policiers jusque sur les lieux, à Oka,
Châteauguay et St-Régis. Des comptoirs de service sont installés dans
les quartiers temporaires de la police.
À l’été 1990, plus de quatre millions de dollars auront été échangés. En
plus de se retrouver dans le feu de l’action, les employés ont l’occasion
de se rapprocher de membres dont ils ne connaissaient souvent que
le timbre de la voix, puisque 75 % des transactions de la Caisse sont
effectuées par téléphone. Murielle Cormier, agente-conseil dépêchée
sur les lieux relate : « Durant la crise, on avait l’impression de faire partie
intégrante de la Sûreté ; le local réservé à la caisse était devenu un lieu
de détente pour les policiers. Ils se sentaient chez eux, et n’hésitaient pas
à exprimer leurs émotions, notamment à quel point leur femme et leurs
enfants leur manquaient. »
Au même moment, la Caisse d’économie des policiers provinciaux du Québec accompagne ses membres
sur les lieux de leur travail à l’occasion de la grève Alcan à Arvida et des Jeux olympiques de
Montréal. Grâce à un comptoir de service mobile, les membres ont la chance d’effectuer la plupart
des opérations courantes sur place, parfois même en soirée et les fins de semaine.
Plus qu’une institution financière
Le lien de proximité que la Caisse Desjardins des policiers et policières cultive avec ses membres
et partenaires va bien au-delà de tout autre institution financière, ce qui lui vaut, à juste titre,
d’être reconnue comme une organisation policière.
L’équipe de la Caisse responsable
de la coordination de l’opération :
Chantal St-Amant, directrice
services aux membres, Francine
Grégoire, agente administrative,
Murielle Cormier, agente-conseil
et Marcel-André Charest,
directeur général.
Tiré du journal Contact92,
Fédération des caisses
d’économie Desjardins du Québec,
Volume 3, Numéro 4,
Décembre 1990
1957 1990
1976
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 91 2016-04-29 4:38 PM
92
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Extrait de L’électronique au service de la Caisse. Élimination des chèques et de l’argent, par Roger Chamberland,
assistant-gérant, dans la Revue des agents de police, juin 1967
Une vision d’avenir de 1967
Offrir aux policiers et policières une expérience optimale occupe
une place importante au classement des priorités qui ont guidé les
actions de la Caisse au fi l du temps. Elle n’a pas ménagé ses efforts
pour adapter et simplifi er l’expérience qu’elle réserve à ses membres.
Pour ce faire, elle a su garder une oreille attentive à leurs besoins
évolutifs et a remis plus d’une fois en question ses façons de faire.
Toujours à l’affût des nouvelles technologies, elle a rendu ses services
disponibles à distance et s’est maintes fois prêtée à des laboratoires
visant à expérimenter de nouveaux systèmes et processus pour
le compte du Mouvement Desjardins.
Accessibilité et technologies
« […] dans un avenir très rapproché, les consommateurs pourront faire leurs
emplettes et payer la facture sans avoir à verser la somme soit comptant, soit par
chèque. Le paiement se fera tout simplement par un ordinateur électronique.
[…] la CARTE DE COMPTANT deviendra le principal instrument monétaire
de l’avenir. […] L’employeur, au lieu de payer son employé par chèque ou en
argent, porterait tout simplement à son compte bancaire, à la banque ou caisse
de son choix, le montant de son salaire hebdomadaire ou mensuel. Lorsqu’il fera
un achat, l’employé présenterait sa carte de comptant qui serait introduite dans
une machine spéciale reliée à l’ordinateur de la banque. Ce cerveau électronique
effectuerait la transaction en débitant le compte de l’employé, au crédit du
magasin. La même procédure pourrait s’établir avec les comptes budgétaires pour
payer le loyer, les services publics, les comptes de gasoline : l’employé avertirait
tout simplement la banque ou la caisse d’avoir à payer ces comptes. L’ordinateur
ferait le reste. L’ordinateur pourrait également informer le client, sur un simple
appel téléphonique, de l’état de son compte en banque. »
Laurent Pichette
1991-1997
Gérard St-Cyr
1987-1999
Gilles Falardeau
1991-1994
Guy Lindsay
1991
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 92 2016-04-29 4:38 PM
93
De gauche à droite,
assis : vice-prés Lionel
Poupart ; président André
Dupuis ; sec. Paul Filteau ;
debout, même ordre :
gérant Guy-L. Moisan ;
et M. Robert Soupras,
directeur-général de la
Fédération des Caisses
d’Économies du Québec,
photographiés alors qu’était
signée la convention pour
la compensation des ordres
de la Caisse d’économie
des Policiers de Montréal.
(Photo La Fortune)
De gauche à droite : Claude
Désautels, André Dupuis,
Jean-Guy Blanchette, Paul
Filteau et Colette Tremblay
Le nouveau système
télégestion N.C.R., acquis
par la Caisse d’économie
des policiers de Montréal
en avril 1971, permet
d’inscrire mécaniquement
les entrées aux carnets de
caisse de ses membres.
En 1967, le conseil d’administration signe une entente avec la Banque provinciale pour permettre
aux membres de faire des chèques. Une nouveauté qui révolutionnera la gestion des finances personnelles
des policiers de Montréal qui n’ont plus à se déplacer à la Caisse chaque fois qu’Ils souhaitent obtenir
de l’argent comptant.
Le 26 novembre 1979, la coopérative financière des policiers provinciaux est fermée pour permettre
aux employés et dirigeants d'effectuer le transfert de tous les comptes au nouveau système. Cette installation
permit à la caisse d'offrir les services inter-caisses dès le 7 juillet 1980. Dès lors, les membres eurent la possibilité
d'effectuer leurs transactions dans les 1610 caisses populaires et d’économie à l'échelle de la province.
En 1975, grâce à l’acquisition d’un service de télétraitement
des données, la Caisse d’économie des policiers provinciaux
règle un problème de taille. Ses membres n’ont plus à
expédier leurs carnets afin de procéder à leurs mises à jour :
le nouveau système permet d’émettre des états de compte.
C’est toute une révolution pour une caisse dont les membres
sont répartis partout dans la province !
L’année suivante, les membres peuvent
acquitter au comptoir de leur Caisse leurs
factures de gaz naturel, d’électricité et de
téléphone, en plus de se procurer leur billet
de la Loto Québec. Pour les voyageurs, la
Caisse met à leur disposition des chèques
de voyage et des devises étrangères.
Au terme d’une année d’opération, les
dirigeants de la Caisse d’économie des
policiers provinciaux constatent déjà la
popularité du service par téléphone. Une
seconde ligne téléphonique est installée.
1971
1967
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 93 2016-04-29 4:38 PM
94
Le conseil d’administration de la Caisse de la Sûreté du
Québec profi te du déménagement de son siège social
au 2100, boulevard de Maisonneuve Est, pour faire
l’acquisition d’un premier guichet automatique qui sera
installé au rez-de-chaussée du même édifi ce. L’année
suivante, elle installe un second guichet à l’intérieur du
1701, rue Parthenais et, un troisième en 2000, cette fois
à son centre de services de Québec.
Le saviez-vous ?
Avant que le Mouvement Desjardins n’off re un service de tri pour
les chèques de compensation aux caisses en juin 1987, le personnel
classait par numéro de compte jusqu'à 4 500 chèques par jour.
Dans la même foulée, la Caisse d’économie des
policiers de Montréal fait l’achat, en 1980, d’un système
informatique : un ordinateur avec imprimante et deux
écrans cathodiques de marque Digital. L’implantation
du système, relié à celui des caisses Desjardins,
accélérera de beaucoup la rapidité d’exécution
des transactions.
Au printemps 1985, le conseil d’administration autorise l'achat d'un
premier guichet automatique qui sera installé dans le hall d'entrée
du 460, rue Gilford.
En 1986, c’est le début du Service Interac : une révolution dans les
méthodes de consommation.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
En 1982, les premiers guichets automatiques sont installés dans la région de Trois-Rivières. Pour améliorer
l’accessibilité des policiers de la Sûreté du Québec à leur compte, la Caisse envoie une carte à tous ceux qui
habitent cette région. L’expérience est concluante et la satisfaction, générale : les autres membres de toutes
les autres régions recevront leur carte la même année.
En 1983, la Caisse acquiert son premier compteur à billets. Les employés en font profi ter les policiers
qui viennent faire les dépôts des perquisitions de la Sûreté du Québec, à leur grande satisfaction.
1980
1985
Normand Choquette
1992-1993
Richard Larose
1987-1991
John Masny
1988-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 94 2016-04-29 4:38 PM
95
En 1997, la Caisse d’économie des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal se dote
à son tour d’un numéro de téléphone sans frais, tandis que le Mouvement Desjardins déploie les services
téléphoniques AccèsD.
En 2009, le centre d’appel à réception humaine de la Caisse Desjardins des policiers et policières, installé
dans son nouveau Centre de services Couronne Sud, permet à ces cinq agentes à l’accueil de répondre
aux quelque 1000 appels quotidiens, placés par les policiers municipaux, provinciaux et fédéraux à leur
coopérative financière. Un numéro unique, sans frais en Amérique du Nord, est également mis en service.
En 1996, trois réceptionnistes sont à l’oeuvre pour répondre aux appels des
membres de la Caisse Desjardins Sûreté du Québec qui dispose d’un total de
20 lignes téléphoniques et de 2 numéros sans frais.
Des technologies à l’ère du 2.0
En 2011, la Caisse introduit deux nouvelles solutions
technologiques : les services-conseils mobiles et les
conférences Web. La première permet de conclure des
transactions-conseils à l’extérieur des bureaux de la Caisse
et la seconde offre au membre de parler à son conseiller et
de le voir à partir de son domicile ou de son travail.
1996
2011
Gilles Robichaud
1989-2002
Jacques Bérubé
1996-1997
François Sauvé
1994-1996
Robert Bélec
1995-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 95 2016-04-29 4:38 PM
96
Heures d’accueil
Un des avantages distinctifs des caisses d’économie est qu’elles adaptent leurs heures d’accueil aux
horaires et disponibilités de leurs membres. Au cours de leur histoire, les coopératives financières vouées
au service des policiers et policières sont demeurées à l'écoute de leurs besoins, au gré de l’évolution de
leurs réalités professionnelles.
La direction du Service de police de Montréal
consent à accorder du temps au secrétaire du
temps au secrétaire-gérant Armand Morin. Affecté
à l'identité judiciaire, voisine du local de la Caisse,
il s'occupe des affaires de celle-ci qui n'était alors
ouverte que le vendredi de 12 h à 19 h.
Dans le cadre d’une assemblée générale spéciale,
les heures d’ouverture de la Caisse sont
modifiées. Elle sera ouverte de 9 h à 16 h,
du lundi au vendredi.
La Caisse prolonge ses services jusqu’à 20 h
les mercredis, jours de paie des policiers.
Les heures sont modifiées en fonction
de l’achalandage, et on prolonge le service en
soirée jusqu’à 19 h 30 le mercredi et à compter
de 8h le jeudi matin.
Les membres effectuent de plus en plus leurs
transactions courantes de façon autonome.
Les services courants sont réduits du lundi
au vendredi de 8 h 30 à 15 h tandis que les
services-conseils sont offerts jusqu’à 20 h
du mardi au jeudi.
1946
1956
1950
1961
1976
1987
2002
1971
1983
1997
L’embauche d’une première employée
permet d’assurer un service de 13 h à 17 h,
du lundi au vendredi.
Les heures d’ouverture sont prolongées
jusqu’à 17 h, du lundi au vendredi pour s’ajuster
aux changements apportés aux horaires
de travail de nombreux policiers.
Pour accommoder les policiers qui travaillent de
nuit, on ouvre les portes à 8 h les jeudis matins.
L’avènement des guichets automatiques réduit
l’achalandage en caisse. La caisse offre ses
services de 8 h 30 à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’accueil sont revues en fonction
d’une étude d’achalandage. Le secteur courant
sera ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h et
le secteur-conseil dès 8 h 30 tous les jours et
jusqu’à 20 h du mardi au jeudi.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS DE MONTRÉAL
Gilles Lemieux
1996
Gilles Filiatrault
1992-1997
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 96 2016-04-29 4:38 PM
97
Au-delà de la technologie et de l’accessibilité, c’est l’accueil
réservé par les membres de l’équipe qui, de tout temps, a
fait en sorte que les policiers ont senti qu’ils franchissaient
le seuil de LEUR caisse !
Depuis 2013, la Caisse Desjardins des policiers et policières
réserve à ses membres :
• des heures d’accueil physique et téléphonique élargies qui
totalisent 47 heures par semaine :
• dès 8 h 30 le matin et jusqu’à 20 h les mercredis et jeudis
soirs, en alternance dans ses centres de services ;
• des services de financement et de placement disponibles
sur rendez-vous les soirs de semaine.
On augmente les heures d’accueil aux membres
qui s’étendront de 10 h à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’affaires sont prolongées en
soirée le jeudi jusqu’à 20 h. Les autres jours,
la Caisse est ouverte de 9 h à 16 h.
1968
1975
2006
1969
1994
Pour répondre aux besoins de ses premiers
sociétaires, la Caisse d’économie des policiers
provinciaux du Québec est ouverte du lundi
au vendredi de 10 h à 12 h.
La Caisse améliore son accessibilité. Elle sera
ouverte de 8 h à 17 h chaque jour de la semaine.
La caisse offre ses services sur une plage
horaire totale de 40 heures par semaine,
réparties du lundi au vendredi,
jusqu’à 19 h les mardis et mercredis.
2013
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS PROVINCIAUX
DU QUÉBEC
Jean-Pierre Michaud
1996-2000
Denis Cyr
1996-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 97 2016-04-29 4:38 PM
98
La première employée de
la Caisse fut Mademoiselle
Gisèle Paradis. On la
voit sur cette photo de
septembre 1949, aux côtés
de M. Guy-A. Moisan. Elle
sert M. Jean-Paul Lapointe,
président de la Fraternité,
premier sociétaire à s’être
présenté dans les nouveaux
locaux de la Caisse situés
au-dessus du poste 4, au
207 de la rue Ontario Est.
Une grande partie du succès de la Caisse repose sur la qualité des
personnes qui lui prêtent leurs talents. Parce qu’ils sont les voix et les
visages qui portent la Caisse au quotidien, la direction a toujours attaché
beaucoup d’importance au choix des membres qui composent son
équipe. Pour que l’institution incarne pleinement sa mission de caisse
de groupes et exprime sa distinction coopérative, elle prend grand soin
d’imprégner les membres de son personnel de la culture policière.
C’est pourquoi, de tout temps, les membres du personnel ont fait coeur
avec la communauté policière, l’ont servie et continuent de la servir,
avec fierté et dévouement.
Une équipe talentueuse et dévouée
« Il est une richesse inépuisable, source de croissance et de prospérité :
le talent et l’ardeur des femmes et des hommes. »
— Maurice Lévy
Les équipes au fil du temps
De sa fondation en 1946, à l’embauche de la première employée en 1950, les
affaires de la Caisse d’économie des policiers de Montréal étaient conduites par
son directeur-gérant, Armand Morin. La direction du Service de police de Montréal
avait consenti à le dégager de ses fonctions policières quelques heures par semaine.
Le saviez-vous ?
En 1954, le salaire d’une caissière était de 1 763,70 $ par année.
1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 98 2016-04-29 4:38 PM
99
Les membres du personnel,
exclusivement féminin,
réunies pour célébrer
les 25 ans de service de
Mademoiselle Fernande
Delorme, en 1984.
Le 23 octobre 1987 :
Les employés déclarent une
grève générale. Le conflit
durera jusqu’au décret
de retour au travail ordonné
par un arbitre le 6 juillet
1988. Grâce aux dirigeants,
aux cadres et aux membres,
la Caisse a su maintenir
son rythme de croisière
pendant cette période.
En 1989, l’équipe est composée de 36 personnes.
Cinquante-deux personnes
forment équipe en 2002,
au service des policiers
et policières de Montréal.
En 2007 : une équipe
de talent et mobilisée !
2007
2002
1987
1989
1984
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 99 2016-04-29 4:38 PM
100
Les tout premiers membres du personnel de la Caisse fondée
par les policiers provinciaux du Québec furent Madeleine Lemay
et Guy Magnan. Les deux étaient employés à temps plein
par l’Association des policiers provinciaux du Québec.
Madeleine Lemay fut libérée de ses autres tâches
pour assurer les opérations de la Caisse.
En 1972, l’équipe de la rue
Parthenais est composée
de sept personnes.
La petite équipe du comptoir de Chicoutimi
en 1975 avec, en avant-plan,
son responsable, M. Léon Gagnon.
Au tout début des années 1990, l’équipe
du point de services de Québec compte
trois employés.
M. Léo Cantin fut le
premier responsable
du comptoir de Québec,
de 1971 à sa retraite
en 1988.
1972
1975
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Louis Chénier
1997-2000
Jean-Guy Charbonneau
1992-1996
Jules Fradet
1997-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 100 2016-04-29 4:38 PM
Au fi l des années, l’équipe a acquis une expertise unique par sa connaissance des
fonds de pension et avantages sociaux des policiers. Cette compétence permet à
ses conseillers de prodiguer aux policiers et policières des conseils intéressants,
plutôt que des conseils intéressés.
Aucune autre institution ne possède cette fi ne connaissance de la profession policière.
Une vingtaine de personnes
compose l’équipe au service
des policiers provinciaux du
Québec en 1990.
L’équipe de Montréal, vers la fi n des années 1990. En 2008 : une équipe fi ère et professionnelle !
En 2009, avec ses 110 employés, la nouvelle Caisse Desjardins des policiers
et policières dispose d’une force humaine mobilisée et compétente !
1990
2008
2009
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 101 2016-04-29 4:38 PM
102
Membres ambassadeurs
En 2012, soucieuse de reconnaître l’apport exceptionnel d’employés qui ont oeuvré
de longues années au service de la Caisse et qui ont eu un impact signifi catif sur
les membres, autant par leur engagement professionnel que par leur implication
personnelle dans la communauté policière, la Caisse a instauré une nouvelle
catégorie d’employés émérites, sous l’appellation de Membres ambassadeurs.
À ce jour, trois personnes ont reçu ce titre :
Réjeanne Maltais,
employée de 1979 à 2011,
conseillère en fi nances
personnelles
Denis André Hurteau,
employé de 1999 à 2012,
planifi cateur fi nancier
Richard Hanna,
directeur développement
des aff aires,
policier dégagé du SPVM,
de 1997 à 2014
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Jocelyn Marleau
1997-2000
Gilles Pagé
1997-2003
Gilles Girard
1993-1995
Christian Chalin
1998-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 102 2016-04-29 4:38 PM
103
2016

25 000
500 000 000
10 000
200 000 000
15 000
300 000 000
1946
1946
1956
1956
1966
1966
1976
1976
1986
1986
1996
1996
2006
2006
2008
2008
1968
1968
2016
2016
5 000
100 000 000
30 000
600 000 000
800 000 000
35 000
700 000 000
900 000 000
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
André Lévesque
1981-1983
Ghislain Dionne
1982-1990
Jean-Claude Roy
1983-1985
893 700 000 $
en 2016
34 700
membres
en 2016
067-074_CDP16-001_Montage_Section5-V4.indd 74 2016-04-29 4:37 PM
75
policiers
et policières
Au service des
« À moins que votre famille ne soit une exception, vous souffrez
de temps à autre de soucis d’argent. Vous, le « gérant des finances »
de votre famille, pouvez facilement résoudre ces problèmes en vous
assurant les services de votre caisse d’économie. »
— Guy L. Moisan, 1966
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 75 2016-04-29 4:37 PM
76
Les deux caisses ont d’abord été fondées pour
encourager l’épargne et répondre aux besoins de
financement des policiers et policières à des taux
raisonnables et, de ce fait, améliorer leur qualité de
vie financière. Au fil du temps, l’offre de services s’est
bonifiée pour proposer l’éventail complet des produits
et services disponibles sur les marchés financiers, en
plus d’avantages et d’exclusivités conçus en fonction
des réalités distinctes des divers groupes d’agents
de la paix.
Des produits et des services
sur mesure
Des prêts sur l’honneur
Dès 1946, les prêts consentis par la Caisse d’économie des policiers de Montréal sont pour la plupart des
prêts personnels. Ils sont, contrairement aux autres institutions prêteuses, accordés sans aucune autre
garantie que l’engagement moral des policiers. Le montant maximal que la Caisse consentait à prêter à
ses membres policiers était de 50 $. Tout emprunteur devait avoir au minimum deux années de service
et être à au moins trois années de sa retraite pour obtenir un financement. Les avis de retard sur les prêts
étaient signés et expédiés par l’assistant directeur de police de Montréal, Monsieur Bélanger, qui enjoignait
aux policiers de faire honneur à leurs obligations.
À compter de 1949, les remboursements étaient prélevés à même le salaire des policiers, ce qui présentait
le double avantage d’éviter aux membres de se déplacer en caisse à chaque paie et garantissait à la Caisse
le remboursement des sommes prêtées.
Raison du prêt
Refinancements et dettes
Éducation
Divers (cadeaux, imprévus)
Ameublement
Hypothèques
Ménage et réparations de maisons
Médecins et comptes d’hôpitaux
Vêtements
Achats de terrains
Placement
Chauffage
Vacances et voyages
Mises de fonds sur propriété
Mariages, noces, fêtes
Achats et réparations sur autos
Montant
21 476,00 $
450,00 $
5 420,45$
12 484,00 $
5 307,10 $
5 105,00 $
17 923,00 $
2 375,00 $
2 600 ,00 $
8 000,00 $
820,00 $
3 295,00 $
12 950,00 $
4 600,00 $
4 350,00 $
107 155,55 $
Nombre de prêts
71
2
35
48
3
24
86
16
6
1
8
29
13
12
12
Rapport des prêts consentis aux membres pour 1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 76 2016-04-29 4:37 PM
77
M. Roger Chamberland,
assistant-gérant,
en rencontre avec
un membre
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
« Les bourses vides attristent les visages et c’est à la caisse d’économie
de leur rendre le sourire. »
— Armand Morin
À compter de 1963, pour les aider à faire face aux imprévus, des prêts sont accordés
aux veuves de policiers ainsi qu’aux retraités. Ces derniers, dont les conditions
fi nancières sont très précaires, bénéfi cieront dès 1972 d’économies sur les frais de
chèques et d’une réduction de 1 % sur les taux d’intérêt des prêts.
Avant même qu’elle ne célèbre son 10e anniversaire de fondation, la Caisse off re
une assurance-vie sur tous les prêts consentis aux policiers ainsi qu’une assuranceépargne
équivalant au montant des économies jusqu’à concurrence de 2 000 $.
1963 « CONSIDÉRANT QUE CES MEMBRES ONT CONTRIBUÉ AUX SUCCÈS DE LA CAISSE PAR
LE PASSÉ, IL EST JUSTE ET RAISONNABLE DE LEUR ACCORDER CE PRIVILÈGE. IL NE
FAUT PAS OUBLIER QUE NOUS AUSSI NOUS SERONS UN JOUR DES PENSIONNAIRES.
C’EST UN PRIVILÈGE QUE NOUS NOUS ACCORDONS POUR PLUS TARD. »
— GUY-L MOISAN, SECRÉTAIRE-GÉRANT
Denis Lauzon
1983-1996
Clément Lanoix
1983-1989
Steeve Lagueux
2012-2013
Guy Pharand
1980-1982
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 77 2016-04-29 4:37 PM
78
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Pour consentir du financement, il faut des liquidités.
Le recrutement de nouveaux membres, qui doivent verser une part sociale fixée à 5,00 $, constitue la
première source de capital de la Caisse. Ce montant représente à l’époque une somme importante, bien
souvent impossible à débourser en un seul paiement pour les policiers.
Dès septembre 1946, des discussions sont amorcées avec les autorités de la Ville
de Montréal afin d’établir un système d’épargne volontaire sur le salaire, pour
encourager l’épargne chez les policiers. Mais ce n’est qu’en 1949 que ce privilège fut
accordé à la Caisse, après maintes représentations et négociations de la Fraternité
des policiers de Montréal. Dès lors, on espère créer l’habitude de l’épargne chez les
nouveaux membres qui consentent à une retenue sur leur salaire pour s’acquitter
de leur premier engagement envers leur coopérative financière, à raison de 1,00 $
par paie. La Caisse bénéficie de la collaboration des représentants syndicaux
pour faire sa promotion dans les milieux de travail et remettre des formulaires
d’adhésion aux collègues intéressés. Dès la première année, 600 policiers adhèrent
à la retenue à la source pour faciliter leurs dépôts à la Caisse.
Dans les années 1970, une fois l’effervescence des premières années passée, le
recrutement et la rétention des membres sont difficiles pour la Caisse d’économie
des policiers provinciaux, qui doit composer avec l’éparpillement de ses sociétaires
partout dans la province. Pour contrer cette réalité, elle offre un compte sans frais
d’administration, ce qui représente un solide avantage par rapport aux autres
institutions financières. On entreprend aussi des tournées pour établir et maintenir
le contact avec les membres dans les postes en régions. Plusieurs personnes
piloteront cet exercice de promotion et d’information dont trois de manière
plus assidue : le directeur général, Robert Vandemeulebrooke, une employée,
Céline Filion, et Guy Dupont, ex-policier devenu relationniste pour la Caisse.
Le saviez-vous ?
Au cours du seul exercice financier 1976-
1977, 3 352 demandes de prêts sont étudiées
par la Commission de crédit, ce qui porte à
60 460 le nombre total de prêts consentis
aux policiers de Montréal depuis la fondation
de la Caisse.
La Caisse d’économie des
policiers de Montréal fut la
première à offrir des certificats
d'épargne à terme. Le 3 août
1966, le conseil d'administration
proposait ce nouveau
produit pour recueillir plus
d'épargne. La vente débuta
en mars 1967.
Marc Lévesque
1984-1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 78 2016-04-29 4:37 PM
79
À la même période, des démarches semblables sont
eff ectuées chez les policiers provinciaux afi n d’obtenir
le dépôt salaire. Un premier résultat est obtenu en 1980
alors qu’un système de paie intégrale volontaire (P.I.V.) est
mis de l’avant dans les grands centres, en collaboration
avec le contrôleur général du personnel et des communications
de la Sûreté du Québec, Gilles Michaud.
Il s’agit là d’une étape préliminaire dans l’attente du
projet gouvernemental qui permettra, en 1984, d’étendre
le service à l’ensemble des postes de toutes les régions
du Québec.
Pour l’une comme pour l’autre des caisses, l’augmentation
de la valeur des dépôts qui suit la mise en
place de la paie intégrale marque une étape importante
dans leur développement.
L’avènement du dépôt salaire
En mai 1978, toujours à la recherche de liquidités pour répondre à la demande
grandissante des emprunts sollicités par ses membres, la Caisse mène une campagne
de promotion du « dépôt entier du chèque de paie » au poste 16, qui regroupe
150 policiers. Afi n de promouvoir ce service, les frais de chèque, habituellement de
0,15 $ l’unité, sont off erts gratuitement. Au terme d’une période d’essai de six mois,
l’expérience s’avère concluante, introduisant ainsi dans l’histoire de la Caisse des
policiers de Montréal la paie intégrale et les gratuités qui y sont associées.
Robert Martel
1982-1984
Gilles Normandin
1984-1987
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 79 2016-04-29 4:37 PM
80
À la veille du 30e anniversaire de la Caisse des policiers de Montréal, son conseil
d’administration autorise la mise sur pied d’un service de prêts hypothécaires
offerts conjointement avec l’Association de Bienfaisance et de Retraite des policiers
de Montréal. En 1975, 10 prêts conjoints sont consentis pour un total de 141 200 $.
Les services hypothécaires
Pour leur part, ce n’est qu’à compter de 1980 que les policiers provinciaux auront
accès à des services hypothécaires auprès de leur coopérative financière. Un service
qui sera malheureusement rapidement remis en cause considérant le manque de
liquidités de la Caisse. Dès 1981, des prêts de la Fédération des caisses d’économie
lui permettront de répondre à la demande d’un plus grand nombre de membres.
Plus tard, en 1994 avec l’Association des policiers provinciaux du Québec, puis à
nouveau en 1997, cette fois en alliance tripartite avec l’APPQ et la Sûreté du Québec,
la Caisse participera à des programmes d’avantages hypothécaires à l’intention des
policiers provinciaux. En plus de permettre aux policiers de poursuivre la relation
de confiance établie avec leur institution malgré des déplacements professionnels
à l’échelle de la province, ces programmes offrent des privilèges ainsi que des
rabais ou remises de taux.
2001 EN 2001, SOUCIEUSE D’AMÉLIORER SON OFFRE DE SERVICES AUX ENTREPRISES ET
AUX NOMBREUX POLICIERS INVESTISSEURS IMMOBILIERS, LA CAISSE D’ÉCONOMIE DES
POLICIERS ET POLICIÈRES DE MONTRÉAL, PAR L’INTERMÉDIAIRE DE MM. YVON SÉGUIN
ET JEAN CARDINAL, INITIE LA FONDATION ET LA MISE EN PLACE DU CENTRE D’AFFAIRES
DES CAISSES DE GROUPES. AU DÉPART, QUATRE AUTRES CAISSES DE TRAVAILLEURS,
DONT LA CAISSE D'ÉCONOMIE SÛRETÉ DU QUÉBEC, ADHÉRERONT AU PROJET.
En 1981, le Crédit-Budget, une marge de crédit personnelle d’une limite maximale
de 3 000 $, est offert en même temps que la carte de crédit Visa.
Marcel Journault
1985-1987
Robert Riffon
1982-1988
Jean-Paul Leduc
1985-1986
Florent Duguay
1985
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 80 2016-04-29 4:37 PM
$
81
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
La diversification des véhicules d’épargne-placement
En août 1979, pour répondre aux besoins de ses membres qui souhaitent alléger leur facture fiscale, la
Caisse d’économie des policiers de Montréal commence à offrir un nouveau service épargne-retraite
à taux variable (REER). Dès que les placements REER à taux fixe seront disponibles en juin 1983, les
nouveaux retraités choisiront massivement de placer leur banque de maladie à la Caisse. Plus tard en 1997,
une entente interviendra entre les parties patronale et syndicale des policiers de la Communauté urbaine
de Montréal, favorisant la Caisse comme point de dépôt des sommes versées annuellement dans le cadre
du transfert des heures de maladie vers un REER.
En 2007, pour élargir son offre de services aux membres et consolider son partenariat avec l’Association
des policiers provinciaux du Québec, la Caisse d’économie Desjardins Sûreté du Québec accepte de se faire
l’administratrice du nouveau véhicule d'épargne-retraite L’Extra, complémentaire au régime de retraite des
policiers et policières provinciaux.
REER/CRI collectif des policiers et policières du Québec
Consciente du potentiel que représente la force économique
policière du Québec et toujours soucieuse d’en faire profiter
sa communauté, la Caisse se fait l’instigatrice du REER/CRI
collectif des policiers et policières du Québec en décembre
2012. En 2014, la Fédération des policiers et policières
municipaux du Québec se joint au mouvement et enjoint ses
membres d’en faire autant. Trois ans après sa création, ce
jeune REER collectif compte 2950 participants et un volume
d’affaires cumulatif de 74,2 millions de dollars.
Un volume d'affaires
cumulatif de
74,2
millions $
UN REER COLLECTIF
DE 2950 PARTICIPANTS
Gilles Houlé
1983-2007
Guy Béland
1986-1987
1990-2004
Michel Quenneville
1973-1985
Michel Déry
1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 81 2016-04-29 4:37 PM
82
Dès le début, les dirigeants de la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’assurent que leur
coopérative fi nancière assume pleinement son rôle éducatif auprès de ses membres. À compter de 1950,
la Caisse possède un Comité d’éducation, responsable de produire des articles et outils budgétaires visant
à améliorer la gestion fi nancière des membres. Le crédit responsable est également exercé.
Par exemple, en 1956, les conditions d’octroi d’un prêt supérieur à 500 $ prévoient que la Commission de
crédit doit s’assurer de la capacité de remboursement du membre, et ce, « sans aff ecter la partie du salaire
qui est nécessaire à la subsistance de sa famille ». De plus, aucun nouveau prêt ne doit être accordé avant
que le prêt antérieur ne soit remboursé aux deux tiers.
À l’hiver 1969, la caisse au service des policiers de Montréal off re son premier Colloque spécial d’éducation,
par la voix de son président, Marcel Alexander.
L’éducation fi nancière des policiers et policières
À la demande de l'Institut de police du Québec, un des dirigeants de la Caisse d'économie des policiers
provinciaux du Québec est invité à donner le cours sur l'administration d'un budget diff usé à compter
d'août 1978 à tous les aspirants policiers en formation à Nicolet. Le contenu du cours a également été conçu
par la Caisse, en collaboration avec l'établissement de formation.
En 1984, la Caisse d’économie des policiers provinciaux amorce des rencontres de préparation à la retraite
du côté de Granby. Lors de cette demi-journée d’information, le directeur Richard Clermont, assisté par un
représentant de la Fédération des caisses d’économie, conseille les policiers et leurs conjointes sur la façon
de planifi er leur retraite. Bien que l’expérience ait été grandement appréciée par les policiers présents,
il faudra attendre à 1999 avant que la Caisse ne soit désignée, par entente avec la Sûreté du Québec, diff useur
offi ciel de la portion fi nancière des sessions de préparation à la retraite.
Avec les années, la caisse a développé une connaissance approfondie des diff érents fonds de pension policiers.
Son expertise est largement reconnue par les nombreuses organisations policières municipales, provinciales
et fédérales, qui lui confi ent maintenant la diff usion de leurs sessions de préparation à la retraite.
« Une invitation avait été lancée dans tous les locaux du Service de police.
Lors de cette soirée, le gérant général, André Dupuis, expliquait le jeu des
placements de la Caisse ; Roger Chamberland, gérant du crédit, élaborait sur
la manière d’utiliser le crédit, tandis que M. Germain Desmarais, conseiller
fi nancier, expliquait la manière de rédiger les rapports d’impôt sur le revenu.
Cette soirée avait pour but d’attirer l’attention sur votre caisse afi n qu’on la
reconnaisse vraiment comme un agent important de votre vie économique et
sociale et comme un interlocuteur ayant un point de vue original et valable à
faire entendre dans la discussion des problèmes de la communauté. Il s’agit là
d’une première initiative que vos dirigeants songent à répéter dans l’avenir. »
Guy L. Moisan,
directeur animateur,
Revue des agents de police,
mars 1969.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Raynald St-Pierre
1983-1985
Richard Bissonnette
1990
Jacques Desjeans
1984-2001
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 82 2016-04-29 4:37 PM
83
La Caisse assure également un important
rôle dans l’apprentissage fi nancier des
aspirants policiers. Tout d’abord auprès
des stagiaires de l’École nationale de police
du Québec et des nouveaux contingents
policiers, elle multiplie les rencontres auprès
des étudiants en techniques policières dans
tous les cégeps de la province, depuis 2003.
En chacune de ces occasions, elle inculque
à ses membres en devenir des notions
de base sur la gestion de leurs fi nances
personnelles et favorise une gestion
fi nancière responsable. Elle encourage de
saines habitudes budgétaires.
Elle complète son volet éducatif par la tenue de kiosques
d’information, par la publication de brochures d’information
et par la diff usion de conférences thématiques adaptées
aux réalités policières. Depuis 2006, son site Internet et
son infolettre représentent également d’importants outils
d’éducation fi nancière.
Raymond Legault
1985-1987
Roger Charrette
1990-1995
Léandre Bénard
1990-1991
Gilles Bertrand
1986-2001
Jean Loiselle
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 83 2016-04-29 4:37 PM
84
C’est en 2006 que la caisse fondée par les policiers de Montréal
lance sa première off re de services intégrée. Son nom, Protection
VIP, évoque la qualité et l’exclusivité du service que la Caisse entend
réserver à ses membres policiers. Évolutive en fonction des cycles de
vie des policiers, l’off re rassemble les produits et services fi nanciers
qui s’adressent respectivement aux aspirants policiers, aux policiers
actifs et aux policiers retraités. Les particularités les plus importantes
de cette off re sont sans contredit le forfait de tarifi cation unique, qui
assure aux policiers et policières qui font une bonne gestion de leur
compte la gratuité des frais de transaction, ainsi que l’expertise de
l’équipe, qui cumule à ce moment 60 années d’expérience au service
des policiers et policières.
Quelques mois plus tard, soit en 2007, c’est au tour de la coopérative
fi nancière des policiers provinciaux de dévoiler son off re Votre passeport
qui se décline, elle aussi, en trois volets : Partez du bon pied pour les
recrues, le programme Accélérez pour les policiers actifs et Relaxez
pour les retraités.
En 2011, en déployant son off re de services Appartenance, la caisse au
service de l’ensemble des policiers et policières municipaux, provinciaux et
fédéraux au Québec certifi e son intention de réserver des avantages et des
exclusivités à chacun de ses groupes de membres, à toutes les étapes de
leur vie policière. Le volet VIP, destiné aux policiers et policières, regroupe
des produits et services exclusifs adaptés à la réalité policière, tandis
que le volet Privilège rassemble les avantages réservés aux conjoints
et enfants de policiers.
Une off re de services distinctive et évolutive
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
André St-Pierre
1990-1996
Daniel Beaudry
1986-1988
Jean-Yves Imbeault
1991-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 84 2016-04-29 4:37 PM
85
Toutes deux issues du milieu policier, les deux coopératives fi nancières
policières partagent l’environnement professionnel de leurs membres
et entretiennent avec eux et les différentes organisations policières une
relation de grande proximité.
Une proximité sans frontières
De tout temps, elles ont eu à coeur de mettre à la disposition des membres des installations pratiques et
accueillantes, aménagées avec soin et bon goût. Plusieurs déménagements, projets de rénovations et de
réaménagements ont été réalisés au fi l des années. Ces transformations ont été rendues nécessaires par
de nouvelles approches de service, le développement de nouvelles technologies, l'adhésion de nouveaux
groupes de sociétaires et par le désir d'améliorer l'accueil réservé aux membres.
La Caisse d’économie des policiers de Montréal
À ses débuts, la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’installe dans un petit local prêté par le Service
de police, dans l'ancienne annexe de l'Hôtel de Ville (775 Gosford), qui abritait également la Cour municipale de
Montréal, le Quartier général de la police et certaines escouades, dont l'identité judiciaire. Rapidement, le petit
espace dont l'accès se faisait par l'entrée du 333 de la rue du Champ-de-Mars devint trop petit.
En 1949, les démarches entreprises par la direction auprès
des autorités de la Ville pour obtenir un local plus grand
portent leurs fruits. Elle déménage au 3e étage du poste
4, situé au 207, rue Ontario Est, mieux connu pour être
l’ancien dortoir des policiers.
Le 1er juin 1955, La Caisse emménage au 3e étage
du nouveau Centre social des policiers de Montréal
au 480 Gilford. En plus de la Fraternité des policiers
de Montréal, l’immeuble abrite les bureaux de l’Association
athlétique, la Revue des agents de police, la Coopérative
de consommation, le fonds de pension, la banque de sang
et le bureau de l’aumônier. Sur la photo : le lieut. L. Tessier,
le serg. G. Denault, le cap. P. Ménard et le serg. A. Gauthier
Lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la Caisse. Assis,
de gauche à droite : le lieut-dét. Émile Joyal, président général
de la Fraternité canadienne des policiers ; l'honorable maire
Camilien Houde ; Mlle Gisèle Paradis, adjointe du gérant de la
Caisse ; l’agent Audéal Jetté, président de la Caisse et M. J.-M.
Savignac. Debout dans le même ordre : le sergent Hervé Payette,
de la Commission de crédit ; l’agent Guy Moisan, secrétairegérant
de la Caisse ; le lieut. Edgar Guimond, directeur; le cap.
Armand Rodrigue, vice-président ; l’agent Léo Clermont, de la
Commission de crédit ; l’agent Jean-Paul Lapointe, président de
la section de Montréal de la Fraternité canadienne des policiers ;
le lieut. Geo Reid, directeur de l’exécutif général ; l’agent Albin
Turner, administrateur de la Revue des agents de police; le lieut.
Philippe Ménard et le serg.-dét. L. Poupart, de la commission
de vérifi cation.
1949
1955
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 85 2016-04-29 4:37 PM
86
De gauche à droite : Gaston Bourassa, Marcel Alexander, Claude Désautels, Marcel Roy,
Ovida Leroux, Louis J. Lapierre, Paul Filteau, André Dupuis, Robert Soupras
En juin 1967, le conseil d'administration met sur pied un comité pour
l'étude et la réalisation d'un nouvel emplacement pour la Caisse.
Messieurs Désautels, Poupart, Dupuis,
et Filteau se feront les artisans du projet de
construction du 460, rue Gilford, terminé en
1969. La Caisse occupait le rez-de-chaussée
et offrait les deux étages supérieurs en
location aux Soins coordonnés à domicile
du Montréal métropolitain ainsi qu’à la
Fédération Libéral du Québec.
Le rez-de-chaussée à l’origine
de la construction
Le rez-de-chaussée en 1985
loge les services courant
et administratif.
Le rez-de-chaussée est
complètement rénové
en 1993.
Le rez-de-chaussée est réaménagé en 2006
pour récupérer le maximum d’espace et
offrir des postes d’accueil où les membres
sont assis.
En 1985, la Caisse récupère le premier plancher pour y installer le secteur conseil. Plus tard en 1987, elle en fera de même
avec une partie de l’étage supérieur qui sera occupé par ses services administratifs.
1967
1985
1993 2006
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 86 2016-04-29 4:37 PM
87
En novembre 2002, afin de favoriser le développement
des affaires avec un plus grand nombre de policiers et
policières municipaux autres que Montréal et d'offrir un
nouvel accès à ses membres oeuvrant ou habitant l'est de
la région métropolitaine, la Caisse inaugure son Centre de
services des policiers et policières municipaux du Québec,
à l’intérieur des locaux de la Fédération des policiers
et policières municipaux du Québec à Anjou.
Depuis le 23 mars 2009, les membres qui résident ou travaillent sur la rive nord
de Montréal disposent de leur Centre de services de la Couronne Nord, à Boisbriand.
En intercoopération avec la Caisse Desjardins des travailleurs unis et la Caisse Desjardins
des militaires, la Caisse procède à l'ouverture du Centre de services de l’Outaouais,
en 2015, pour mieux servir les policiers et policières de l’ouest du Québec.
L'École nationale de police du Québec reconnaît la vocation
éducative de la Caisse et une entente intervient, en 2014,
pour la création d’un centre de services-conseils sur
rendez-vous à l’intérieur de l’École.
Le 27 octobre 2008, la
Caisse ouvre son Centre
de services de la Couronne
sud, à Boucherville, pour
répondre aux besoins de
ses membres actuels et
potentiels résidant ou
travaillant sur la rive
sud du Saint-Laurent.
2002
Les différents centres de services 2008
2009
2015
2014
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 87 2016-04-29 4:37 PM
88
La Caisse d’économie des policiers provinciaux
À ses débuts, elle s’installe dans les locaux de l’APPQ, au 2120, rue Sherbrooke Ouest,
angle Delorimier, à Montréal.
En 1989, le bâtiment de la rue Parthenais s’est beaucoup détérioré et la direction de la Caisse conclut que
les multiples tentatives pour le rénover et l’agrandir ne sont pas satisfaisantes. À la recherche d’un nouveau
local, on s’intéresse à un immeuble en construction à l’intersection des rues De Lorimier et De Maisonneuve,
à quelques pas de marche du Grand quartier général.
En décembre 1971, avec l’assentiment des autorités de la Sûreté du Québec
qui constatent les bénéfi ces qu’elle procure à ses membres, la Caisse installe
son premier comptoir à l’intérieur du Quartier général du District de Québec,
alors situé au 300, boulevard Saint-Cyrille Est.
Le centre de services Québec, en 2016.
En 1975, la Caisse procède à l’ouverture d’un nouveau
comptoir de services à Chicoutimi, à l’intérieur du Quartier
général du District Saguenay–Lac-St-Jean. Il sera fermé
en 1981, n’ayant plus sa raison d’être à la suite de l’affi liation
au Mouvement Desjardins.
Dès 1970, elle déménage elle déménage au 1748 de la rue Parthenais, où elle se
fait d’abord locataire de deux appartements au rez-de-chaussée de l’édifi ce de
trois étages. En mai 1972, la Caisse a de grands projets pour l’immeuble de la rue
Parthenais. Elle en fait l’acquisition et entreprend d’importants travaux pour en
aménager les trois étages. Elle poursuit son projet en 1976 en achetant l’immeuble
voisin de la Caisse et procède à sa démolition pour aménager un stationnement.
Les locaux de la Caisse sont agrandis par l’arrière et par le sous-sol.
1975
1971
2016
1970
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 88 2016-04-29 4:38 PM
89
Malheureusement, le siège social est victime de nombreux vols à main armée depuis son déménagement.
Une étude d’achalandage conclue qu’une relocalisation serait profi table. Grâce à une étroite collaboration
avec la direction de la Sûreté du Québec, un vieux rêve devient réalité : celui d’installer la Caisse à l’intérieur
du Grand quartier général.
En juin 1990, la Caisse
emménage dans ses
nouveaux locaux au
premier étage du 2100,
De Maisonneuve Est.
En 1994, tandis que
les services-conseils
demeurent sur la rue
Maisonneuve, les services
courants sont déménagés
au 2e étage du 1701,
rue Parthenais.
Le Centre de services
Parthenais, en 2016
1994
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 89 2016-04-29 4:38 PM
90
Que ce soit pour recruter de nouveaux membres,
pour promouvoir leurs services et l’expertise de
leur équipe, pour présenter des projets spéciaux
en partenariat avec les représentants syndicaux et
patronaux, pour répondre à des besoins spécifiques
de leurs membres, ou encore simplement pour
échanger avec eux et recueillir leurs suggestions,
les deux coopératives financières policières
rendent visite à leurs membres dans leur
environnement de travail.
Dès sa fondation en 1968, les dirigeants de la caisse fondée à l’intention des policiers provinciaux ont dû
composer avec la réalité d’une répartition de ses membres sur un vaste territoire géographique. Rapidement,
on recrute parmi les policiers des représentants bénévoles dans les districts qui n’ont pas de comptoir.
Ceux-ci se rendent disponibles pour donner des informations sur la Caisse, promouvoir l’épargne, prendre
des demandes de prêts et aider leurs confrères de travail à formuler un budget familial. Mieux que tout
autre moyen, ces personnes ont permis de donner un visage humain à la Caisse, en répondant sur place aux
questions des membres et en offrant à chacun des conseils financiers personnalisés.
À la Caisse d’économie des policiers de Montréal, le territoire à couvrir est plus limité. Durant les premières
années, la présence des dirigeants dans les milieux de travail et la fidèle collaboration des représentants
syndicaux assurent à la Caisse une étroite proximité avec ses membres. Plus tard, particulièrement à
partir du moment où elle ouvrira ses services à une plus large communauté policière, la présence de trois
policiers dégagés au sein de son équipe de direction représentera un net avantage. Ce sont eux qui rendront
visite à leurs confrères policiers.
En 2015, la Caisse Desjardins des policiers et policières a effectué :
• 161 visites en milieu de travail
• 27 visites dans la communauté étudiante
• 20 visites à l’École nationale de police du Québec
Une présence active en milieux de travail
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 90 2016-04-29 4:38 PM
91
Un service exceptionnel le 31 décembre 1957
La veille du Jour de l’An 1958, la Caisse, pour rendre
service à ses membres qui venaient de recevoir
leur chèque de paye à l’heure où les banques
étaient fermées, a décidé d’aller quérir un montant
important à la banque et, sous la protection de
sept policiers armés, de le transporter dans ses
bureaux. Dès l’annonce de la bonne nouvelle,
près de 1 125 policiers ont envahi le Centre et ont
formé une longue file s’étendant de la porte de la
Caisse jusqu’au bas de l’escalier. On voit ci-haut,
les premiers de la tête auxquels répondaient les
trois employées de la caisse : Mlle Yvette Fontaine ;
Mme Rita Larue et Mlle Françoise Corbeil.
Les caissières mirent environ trois heures et
vingt minutes pour la vérification de ces argents.
Pendant qu’elles échangeaient les chèques,
le gérant et son assistant remplissaient les
bordereaux de dépôts des chèques pour la banque.
En tout, quelque 1 120 chèques furent changés et
vers les 20 h 45, la Caisse fermait ses portes.
Un service extraordinaire dans des circonstances
extraordinaires
Une résolution du conseil d'administration du
28 mai 1976 autorisait le directeur à faire le
nécessaire auprès des autorités afin que la Caisse
d’économie des policiers de la Communauté
urbaine de Montréal soit présente sur les lieux du
Village Olympique les jours de paye pour encaisser
les chèques de ses membres.
La Caisse d’économie Sûreté du Québec présente aux barricades
Lors de la crise amérindienne de 1990, des employés accompagnent
les membres au travail. Munis de vieux tiroirs-caisses, ils vont chaque
jour chercher de l’argent au Complexe Desjardins, puis sont escortés en
auto et parfois en hélicoptère par les policiers jusque sur les lieux, à Oka,
Châteauguay et St-Régis. Des comptoirs de service sont installés dans
les quartiers temporaires de la police.
À l’été 1990, plus de quatre millions de dollars auront été échangés. En
plus de se retrouver dans le feu de l’action, les employés ont l’occasion
de se rapprocher de membres dont ils ne connaissaient souvent que
le timbre de la voix, puisque 75 % des transactions de la Caisse sont
effectuées par téléphone. Murielle Cormier, agente-conseil dépêchée
sur les lieux relate : « Durant la crise, on avait l’impression de faire partie
intégrante de la Sûreté ; le local réservé à la caisse était devenu un lieu
de détente pour les policiers. Ils se sentaient chez eux, et n’hésitaient pas
à exprimer leurs émotions, notamment à quel point leur femme et leurs
enfants leur manquaient. »
Au même moment, la Caisse d’économie des policiers provinciaux du Québec accompagne ses membres
sur les lieux de leur travail à l’occasion de la grève Alcan à Arvida et des Jeux olympiques de
Montréal. Grâce à un comptoir de service mobile, les membres ont la chance d’effectuer la plupart
des opérations courantes sur place, parfois même en soirée et les fins de semaine.
Plus qu’une institution financière
Le lien de proximité que la Caisse Desjardins des policiers et policières cultive avec ses membres
et partenaires va bien au-delà de tout autre institution financière, ce qui lui vaut, à juste titre,
d’être reconnue comme une organisation policière.
L’équipe de la Caisse responsable
de la coordination de l’opération :
Chantal St-Amant, directrice
services aux membres, Francine
Grégoire, agente administrative,
Murielle Cormier, agente-conseil
et Marcel-André Charest,
directeur général.
Tiré du journal Contact92,
Fédération des caisses
d’économie Desjardins du Québec,
Volume 3, Numéro 4,
Décembre 1990
1957 1990
1976
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 91 2016-04-29 4:38 PM
92
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Extrait de L’électronique au service de la Caisse. Élimination des chèques et de l’argent, par Roger Chamberland,
assistant-gérant, dans la Revue des agents de police, juin 1967
Une vision d’avenir de 1967
Offrir aux policiers et policières une expérience optimale occupe
une place importante au classement des priorités qui ont guidé les
actions de la Caisse au fi l du temps. Elle n’a pas ménagé ses efforts
pour adapter et simplifi er l’expérience qu’elle réserve à ses membres.
Pour ce faire, elle a su garder une oreille attentive à leurs besoins
évolutifs et a remis plus d’une fois en question ses façons de faire.
Toujours à l’affût des nouvelles technologies, elle a rendu ses services
disponibles à distance et s’est maintes fois prêtée à des laboratoires
visant à expérimenter de nouveaux systèmes et processus pour
le compte du Mouvement Desjardins.
Accessibilité et technologies
« […] dans un avenir très rapproché, les consommateurs pourront faire leurs
emplettes et payer la facture sans avoir à verser la somme soit comptant, soit par
chèque. Le paiement se fera tout simplement par un ordinateur électronique.
[…] la CARTE DE COMPTANT deviendra le principal instrument monétaire
de l’avenir. […] L’employeur, au lieu de payer son employé par chèque ou en
argent, porterait tout simplement à son compte bancaire, à la banque ou caisse
de son choix, le montant de son salaire hebdomadaire ou mensuel. Lorsqu’il fera
un achat, l’employé présenterait sa carte de comptant qui serait introduite dans
une machine spéciale reliée à l’ordinateur de la banque. Ce cerveau électronique
effectuerait la transaction en débitant le compte de l’employé, au crédit du
magasin. La même procédure pourrait s’établir avec les comptes budgétaires pour
payer le loyer, les services publics, les comptes de gasoline : l’employé avertirait
tout simplement la banque ou la caisse d’avoir à payer ces comptes. L’ordinateur
ferait le reste. L’ordinateur pourrait également informer le client, sur un simple
appel téléphonique, de l’état de son compte en banque. »
Laurent Pichette
1991-1997
Gérard St-Cyr
1987-1999
Gilles Falardeau
1991-1994
Guy Lindsay
1991
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 92 2016-04-29 4:38 PM
93
De gauche à droite,
assis : vice-prés Lionel
Poupart ; président André
Dupuis ; sec. Paul Filteau ;
debout, même ordre :
gérant Guy-L. Moisan ;
et M. Robert Soupras,
directeur-général de la
Fédération des Caisses
d’Économies du Québec,
photographiés alors qu’était
signée la convention pour
la compensation des ordres
de la Caisse d’économie
des Policiers de Montréal.
(Photo La Fortune)
De gauche à droite : Claude
Désautels, André Dupuis,
Jean-Guy Blanchette, Paul
Filteau et Colette Tremblay
Le nouveau système
télégestion N.C.R., acquis
par la Caisse d’économie
des policiers de Montréal
en avril 1971, permet
d’inscrire mécaniquement
les entrées aux carnets de
caisse de ses membres.
En 1967, le conseil d’administration signe une entente avec la Banque provinciale pour permettre
aux membres de faire des chèques. Une nouveauté qui révolutionnera la gestion des finances personnelles
des policiers de Montréal qui n’ont plus à se déplacer à la Caisse chaque fois qu’Ils souhaitent obtenir
de l’argent comptant.
Le 26 novembre 1979, la coopérative financière des policiers provinciaux est fermée pour permettre
aux employés et dirigeants d'effectuer le transfert de tous les comptes au nouveau système. Cette installation
permit à la caisse d'offrir les services inter-caisses dès le 7 juillet 1980. Dès lors, les membres eurent la possibilité
d'effectuer leurs transactions dans les 1610 caisses populaires et d’économie à l'échelle de la province.
En 1975, grâce à l’acquisition d’un service de télétraitement
des données, la Caisse d’économie des policiers provinciaux
règle un problème de taille. Ses membres n’ont plus à
expédier leurs carnets afin de procéder à leurs mises à jour :
le nouveau système permet d’émettre des états de compte.
C’est toute une révolution pour une caisse dont les membres
sont répartis partout dans la province !
L’année suivante, les membres peuvent
acquitter au comptoir de leur Caisse leurs
factures de gaz naturel, d’électricité et de
téléphone, en plus de se procurer leur billet
de la Loto Québec. Pour les voyageurs, la
Caisse met à leur disposition des chèques
de voyage et des devises étrangères.
Au terme d’une année d’opération, les
dirigeants de la Caisse d’économie des
policiers provinciaux constatent déjà la
popularité du service par téléphone. Une
seconde ligne téléphonique est installée.
1971
1967
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 93 2016-04-29 4:38 PM
94
Le conseil d’administration de la Caisse de la Sûreté du
Québec profi te du déménagement de son siège social
au 2100, boulevard de Maisonneuve Est, pour faire
l’acquisition d’un premier guichet automatique qui sera
installé au rez-de-chaussée du même édifi ce. L’année
suivante, elle installe un second guichet à l’intérieur du
1701, rue Parthenais et, un troisième en 2000, cette fois
à son centre de services de Québec.
Le saviez-vous ?
Avant que le Mouvement Desjardins n’off re un service de tri pour
les chèques de compensation aux caisses en juin 1987, le personnel
classait par numéro de compte jusqu'à 4 500 chèques par jour.
Dans la même foulée, la Caisse d’économie des
policiers de Montréal fait l’achat, en 1980, d’un système
informatique : un ordinateur avec imprimante et deux
écrans cathodiques de marque Digital. L’implantation
du système, relié à celui des caisses Desjardins,
accélérera de beaucoup la rapidité d’exécution
des transactions.
Au printemps 1985, le conseil d’administration autorise l'achat d'un
premier guichet automatique qui sera installé dans le hall d'entrée
du 460, rue Gilford.
En 1986, c’est le début du Service Interac : une révolution dans les
méthodes de consommation.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
En 1982, les premiers guichets automatiques sont installés dans la région de Trois-Rivières. Pour améliorer
l’accessibilité des policiers de la Sûreté du Québec à leur compte, la Caisse envoie une carte à tous ceux qui
habitent cette région. L’expérience est concluante et la satisfaction, générale : les autres membres de toutes
les autres régions recevront leur carte la même année.
En 1983, la Caisse acquiert son premier compteur à billets. Les employés en font profi ter les policiers
qui viennent faire les dépôts des perquisitions de la Sûreté du Québec, à leur grande satisfaction.
1980
1985
Normand Choquette
1992-1993
Richard Larose
1987-1991
John Masny
1988-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 94 2016-04-29 4:38 PM
95
En 1997, la Caisse d’économie des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal se dote
à son tour d’un numéro de téléphone sans frais, tandis que le Mouvement Desjardins déploie les services
téléphoniques AccèsD.
En 2009, le centre d’appel à réception humaine de la Caisse Desjardins des policiers et policières, installé
dans son nouveau Centre de services Couronne Sud, permet à ces cinq agentes à l’accueil de répondre
aux quelque 1000 appels quotidiens, placés par les policiers municipaux, provinciaux et fédéraux à leur
coopérative financière. Un numéro unique, sans frais en Amérique du Nord, est également mis en service.
En 1996, trois réceptionnistes sont à l’oeuvre pour répondre aux appels des
membres de la Caisse Desjardins Sûreté du Québec qui dispose d’un total de
20 lignes téléphoniques et de 2 numéros sans frais.
Des technologies à l’ère du 2.0
En 2011, la Caisse introduit deux nouvelles solutions
technologiques : les services-conseils mobiles et les
conférences Web. La première permet de conclure des
transactions-conseils à l’extérieur des bureaux de la Caisse
et la seconde offre au membre de parler à son conseiller et
de le voir à partir de son domicile ou de son travail.
1996
2011
Gilles Robichaud
1989-2002
Jacques Bérubé
1996-1997
François Sauvé
1994-1996
Robert Bélec
1995-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 95 2016-04-29 4:38 PM
96
Heures d’accueil
Un des avantages distinctifs des caisses d’économie est qu’elles adaptent leurs heures d’accueil aux
horaires et disponibilités de leurs membres. Au cours de leur histoire, les coopératives financières vouées
au service des policiers et policières sont demeurées à l'écoute de leurs besoins, au gré de l’évolution de
leurs réalités professionnelles.
La direction du Service de police de Montréal
consent à accorder du temps au secrétaire du
temps au secrétaire-gérant Armand Morin. Affecté
à l'identité judiciaire, voisine du local de la Caisse,
il s'occupe des affaires de celle-ci qui n'était alors
ouverte que le vendredi de 12 h à 19 h.
Dans le cadre d’une assemblée générale spéciale,
les heures d’ouverture de la Caisse sont
modifiées. Elle sera ouverte de 9 h à 16 h,
du lundi au vendredi.
La Caisse prolonge ses services jusqu’à 20 h
les mercredis, jours de paie des policiers.
Les heures sont modifiées en fonction
de l’achalandage, et on prolonge le service en
soirée jusqu’à 19 h 30 le mercredi et à compter
de 8h le jeudi matin.
Les membres effectuent de plus en plus leurs
transactions courantes de façon autonome.
Les services courants sont réduits du lundi
au vendredi de 8 h 30 à 15 h tandis que les
services-conseils sont offerts jusqu’à 20 h
du mardi au jeudi.
1946
1956
1950
1961
1976
1987
2002
1971
1983
1997
L’embauche d’une première employée
permet d’assurer un service de 13 h à 17 h,
du lundi au vendredi.
Les heures d’ouverture sont prolongées
jusqu’à 17 h, du lundi au vendredi pour s’ajuster
aux changements apportés aux horaires
de travail de nombreux policiers.
Pour accommoder les policiers qui travaillent de
nuit, on ouvre les portes à 8 h les jeudis matins.
L’avènement des guichets automatiques réduit
l’achalandage en caisse. La caisse offre ses
services de 8 h 30 à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’accueil sont revues en fonction
d’une étude d’achalandage. Le secteur courant
sera ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h et
le secteur-conseil dès 8 h 30 tous les jours et
jusqu’à 20 h du mardi au jeudi.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS DE MONTRÉAL
Gilles Lemieux
1996
Gilles Filiatrault
1992-1997
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 96 2016-04-29 4:38 PM
97
Au-delà de la technologie et de l’accessibilité, c’est l’accueil
réservé par les membres de l’équipe qui, de tout temps, a
fait en sorte que les policiers ont senti qu’ils franchissaient
le seuil de LEUR caisse !
Depuis 2013, la Caisse Desjardins des policiers et policières
réserve à ses membres :
• des heures d’accueil physique et téléphonique élargies qui
totalisent 47 heures par semaine :
• dès 8 h 30 le matin et jusqu’à 20 h les mercredis et jeudis
soirs, en alternance dans ses centres de services ;
• des services de financement et de placement disponibles
sur rendez-vous les soirs de semaine.
On augmente les heures d’accueil aux membres
qui s’étendront de 10 h à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’affaires sont prolongées en
soirée le jeudi jusqu’à 20 h. Les autres jours,
la Caisse est ouverte de 9 h à 16 h.
1968
1975
2006
1969
1994
Pour répondre aux besoins de ses premiers
sociétaires, la Caisse d’économie des policiers
provinciaux du Québec est ouverte du lundi
au vendredi de 10 h à 12 h.
La Caisse améliore son accessibilité. Elle sera
ouverte de 8 h à 17 h chaque jour de la semaine.
La caisse offre ses services sur une plage
horaire totale de 40 heures par semaine,
réparties du lundi au vendredi,
jusqu’à 19 h les mardis et mercredis.
2013
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS PROVINCIAUX
DU QUÉBEC
Jean-Pierre Michaud
1996-2000
Denis Cyr
1996-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 97 2016-04-29 4:38 PM
98
La première employée de
la Caisse fut Mademoiselle
Gisèle Paradis. On la
voit sur cette photo de
septembre 1949, aux côtés
de M. Guy-A. Moisan. Elle
sert M. Jean-Paul Lapointe,
président de la Fraternité,
premier sociétaire à s’être
présenté dans les nouveaux
locaux de la Caisse situés
au-dessus du poste 4, au
207 de la rue Ontario Est.
Une grande partie du succès de la Caisse repose sur la qualité des
personnes qui lui prêtent leurs talents. Parce qu’ils sont les voix et les
visages qui portent la Caisse au quotidien, la direction a toujours attaché
beaucoup d’importance au choix des membres qui composent son
équipe. Pour que l’institution incarne pleinement sa mission de caisse
de groupes et exprime sa distinction coopérative, elle prend grand soin
d’imprégner les membres de son personnel de la culture policière.
C’est pourquoi, de tout temps, les membres du personnel ont fait coeur
avec la communauté policière, l’ont servie et continuent de la servir,
avec fierté et dévouement.
Une équipe talentueuse et dévouée
« Il est une richesse inépuisable, source de croissance et de prospérité :
le talent et l’ardeur des femmes et des hommes. »
— Maurice Lévy
Les équipes au fil du temps
De sa fondation en 1946, à l’embauche de la première employée en 1950, les
affaires de la Caisse d’économie des policiers de Montréal étaient conduites par
son directeur-gérant, Armand Morin. La direction du Service de police de Montréal
avait consenti à le dégager de ses fonctions policières quelques heures par semaine.
Le saviez-vous ?
En 1954, le salaire d’une caissière était de 1 763,70 $ par année.
1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 98 2016-04-29 4:38 PM
99
Les membres du personnel,
exclusivement féminin,
réunies pour célébrer
les 25 ans de service de
Mademoiselle Fernande
Delorme, en 1984.
Le 23 octobre 1987 :
Les employés déclarent une
grève générale. Le conflit
durera jusqu’au décret
de retour au travail ordonné
par un arbitre le 6 juillet
1988. Grâce aux dirigeants,
aux cadres et aux membres,
la Caisse a su maintenir
son rythme de croisière
pendant cette période.
En 1989, l’équipe est composée de 36 personnes.
Cinquante-deux personnes
forment équipe en 2002,
au service des policiers
et policières de Montréal.
En 2007 : une équipe
de talent et mobilisée !
2007
2002
1987
1989
1984
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 99 2016-04-29 4:38 PM
100
Les tout premiers membres du personnel de la Caisse fondée
par les policiers provinciaux du Québec furent Madeleine Lemay
et Guy Magnan. Les deux étaient employés à temps plein
par l’Association des policiers provinciaux du Québec.
Madeleine Lemay fut libérée de ses autres tâches
pour assurer les opérations de la Caisse.
En 1972, l’équipe de la rue
Parthenais est composée
de sept personnes.
La petite équipe du comptoir de Chicoutimi
en 1975 avec, en avant-plan,
son responsable, M. Léon Gagnon.
Au tout début des années 1990, l’équipe
du point de services de Québec compte
trois employés.
M. Léo Cantin fut le
premier responsable
du comptoir de Québec,
de 1971 à sa retraite
en 1988.
1972
1975
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Louis Chénier
1997-2000
Jean-Guy Charbonneau
1992-1996
Jules Fradet
1997-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 100 2016-04-29 4:38 PM
Au fi l des années, l’équipe a acquis une expertise unique par sa connaissance des
fonds de pension et avantages sociaux des policiers. Cette compétence permet à
ses conseillers de prodiguer aux policiers et policières des conseils intéressants,
plutôt que des conseils intéressés.
Aucune autre institution ne possède cette fi ne connaissance de la profession policière.
Une vingtaine de personnes
compose l’équipe au service
des policiers provinciaux du
Québec en 1990.
L’équipe de Montréal, vers la fi n des années 1990. En 2008 : une équipe fi ère et professionnelle !
En 2009, avec ses 110 employés, la nouvelle Caisse Desjardins des policiers
et policières dispose d’une force humaine mobilisée et compétente !
1990
2008
2009
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 101 2016-04-29 4:38 PM
102
Membres ambassadeurs
En 2012, soucieuse de reconnaître l’apport exceptionnel d’employés qui ont oeuvré
de longues années au service de la Caisse et qui ont eu un impact signifi catif sur
les membres, autant par leur engagement professionnel que par leur implication
personnelle dans la communauté policière, la Caisse a instauré une nouvelle
catégorie d’employés émérites, sous l’appellation de Membres ambassadeurs.
À ce jour, trois personnes ont reçu ce titre :
Réjeanne Maltais,
employée de 1979 à 2011,
conseillère en fi nances
personnelles
Denis André Hurteau,
employé de 1999 à 2012,
planifi cateur fi nancier
Richard Hanna,
directeur développement
des aff aires,
policier dégagé du SPVM,
de 1997 à 2014
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Jocelyn Marleau
1997-2000
Gilles Pagé
1997-2003
Gilles Girard
1993-1995
Christian Chalin
1998-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 102 2016-04-29 4:38 PM
103
2016« À moins que votre famille ne soit une exception, vous souffrez de temps à autre de soucis d’argent. Vous, le « gérant des finances » de votre famille, pouvez facilement résoudre ces problèmes en vous assurant les services de votre caisse d’économie. »
— Guy L. Moisan, 1966

Les deux caisses ont d’abord été fondées pour encourager l’épargne et répondre aux besoins de financement des policiers et policières à des taux raisonnables et, de ce fait, améliorer leur qualité de vie financière. Au fil du temps, l’offre de services s’est bonifiée pour proposer l’éventail complet des produits et services disponibles sur les marchés financiers, en plus d’avantages et d’exclusivités conçus en fonction des réalités distinctes des divers groupes d’agents de la paix.

Des produits et des services
sur mesure
Des prêts sur l’honneur
Dès 1946, les prêts consentis par la Caisse d’économie des policiers de Montréal sont pour la plupart des
prêts personnels. Ils sont, contrairement aux autres institutions prêteuses, accordés sans aucune autre
garantie que l’engagement moral des policiers. Le montant maximal que la Caisse consentait à prêter à
ses membres policiers était de 50 $. Tout emprunteur devait avoir au minimum deux années de service
et être à au moins trois années de sa retraite pour obtenir un financement. Les avis de retard sur les prêts
étaient signés et expédiés par l’assistant directeur de police de Montréal, Monsieur Bélanger, qui enjoignait
aux policiers de faire honneur à leurs obligations.
À compter de 1949, les remboursements étaient prélevés à même le salaire des policiers, ce qui présentait
le double avantage d’éviter aux membres de se déplacer en caisse à chaque paie et garantissait à la Caisse
le remboursement des sommes prêtées.
Raison du prêt
Refinancements et dettes
Éducation
Divers (cadeaux, imprévus)
Ameublement
Hypothèques
Ménage et réparations de maisons
Médecins et comptes d’hôpitaux
Vêtements
Achats de terrains
Placement
Chauffage
Vacances et voyages
Mises de fonds sur propriété
Mariages, noces, fêtes
Achats et réparations sur autos
Montant
21 476,00 $
450,00 $
5 420,45$
12 484,00 $
5 307,10 $
5 105,00 $
17 923,00 $
2 375,00 $
2 600 ,00 $
8 000,00 $
820,00 $
3 295,00 $
12 950,00 $
4 600,00 $
4 350,00 $
107 155,55 $
Nombre de prêts
71
2
35
48
3
24
86
16
6
1
8
29
13
12
12
Rapport des prêts consentis aux membres pour 1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 76 2016-04-29 4:37 PM
77
M. Roger Chamberland,
assistant-gérant,
en rencontre avec
un membre
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
« Les bourses vides attristent les visages et c’est à la caisse d’économie
de leur rendre le sourire. »
— Armand Morin
À compter de 1963, pour les aider à faire face aux imprévus, des prêts sont accordés
aux veuves de policiers ainsi qu’aux retraités. Ces derniers, dont les conditions
fi nancières sont très précaires, bénéfi cieront dès 1972 d’économies sur les frais de
chèques et d’une réduction de 1 % sur les taux d’intérêt des prêts.
Avant même qu’elle ne célèbre son 10e anniversaire de fondation, la Caisse off re
une assurance-vie sur tous les prêts consentis aux policiers ainsi qu’une assuranceépargne
équivalant au montant des économies jusqu’à concurrence de 2 000 $.
1963 « CONSIDÉRANT QUE CES MEMBRES ONT CONTRIBUÉ AUX SUCCÈS DE LA CAISSE PAR
LE PASSÉ, IL EST JUSTE ET RAISONNABLE DE LEUR ACCORDER CE PRIVILÈGE. IL NE
FAUT PAS OUBLIER QUE NOUS AUSSI NOUS SERONS UN JOUR DES PENSIONNAIRES.
C’EST UN PRIVILÈGE QUE NOUS NOUS ACCORDONS POUR PLUS TARD. »
— GUY-L MOISAN, SECRÉTAIRE-GÉRANT
Denis Lauzon
1983-1996
Clément Lanoix
1983-1989
Steeve Lagueux
2012-2013
Guy Pharand
1980-1982
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 77 2016-04-29 4:37 PM
78
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Pour consentir du financement, il faut des liquidités.
Le recrutement de nouveaux membres, qui doivent verser une part sociale fixée à 5,00 $, constitue la
première source de capital de la Caisse. Ce montant représente à l’époque une somme importante, bien
souvent impossible à débourser en un seul paiement pour les policiers.
Dès septembre 1946, des discussions sont amorcées avec les autorités de la Ville
de Montréal afin d’établir un système d’épargne volontaire sur le salaire, pour
encourager l’épargne chez les policiers. Mais ce n’est qu’en 1949 que ce privilège fut
accordé à la Caisse, après maintes représentations et négociations de la Fraternité
des policiers de Montréal. Dès lors, on espère créer l’habitude de l’épargne chez les
nouveaux membres qui consentent à une retenue sur leur salaire pour s’acquitter
de leur premier engagement envers leur coopérative financière, à raison de 1,00 $
par paie. La Caisse bénéficie de la collaboration des représentants syndicaux
pour faire sa promotion dans les milieux de travail et remettre des formulaires
d’adhésion aux collègues intéressés. Dès la première année, 600 policiers adhèrent
à la retenue à la source pour faciliter leurs dépôts à la Caisse.
Dans les années 1970, une fois l’effervescence des premières années passée, le
recrutement et la rétention des membres sont difficiles pour la Caisse d’économie
des policiers provinciaux, qui doit composer avec l’éparpillement de ses sociétaires
partout dans la province. Pour contrer cette réalité, elle offre un compte sans frais
d’administration, ce qui représente un solide avantage par rapport aux autres
institutions financières. On entreprend aussi des tournées pour établir et maintenir
le contact avec les membres dans les postes en régions. Plusieurs personnes
piloteront cet exercice de promotion et d’information dont trois de manière
plus assidue : le directeur général, Robert Vandemeulebrooke, une employée,
Céline Filion, et Guy Dupont, ex-policier devenu relationniste pour la Caisse.
Le saviez-vous ?
Au cours du seul exercice financier 1976-
1977, 3 352 demandes de prêts sont étudiées
par la Commission de crédit, ce qui porte à
60 460 le nombre total de prêts consentis
aux policiers de Montréal depuis la fondation
de la Caisse.
La Caisse d’économie des
policiers de Montréal fut la
première à offrir des certificats
d'épargne à terme. Le 3 août
1966, le conseil d'administration
proposait ce nouveau
produit pour recueillir plus
d'épargne. La vente débuta
en mars 1967.
Marc Lévesque
1984-1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 78 2016-04-29 4:37 PM
79
À la même période, des démarches semblables sont
eff ectuées chez les policiers provinciaux afi n d’obtenir
le dépôt salaire. Un premier résultat est obtenu en 1980
alors qu’un système de paie intégrale volontaire (P.I.V.) est
mis de l’avant dans les grands centres, en collaboration
avec le contrôleur général du personnel et des communications
de la Sûreté du Québec, Gilles Michaud.
Il s’agit là d’une étape préliminaire dans l’attente du
projet gouvernemental qui permettra, en 1984, d’étendre
le service à l’ensemble des postes de toutes les régions
du Québec.
Pour l’une comme pour l’autre des caisses, l’augmentation
de la valeur des dépôts qui suit la mise en
place de la paie intégrale marque une étape importante
dans leur développement.
L’avènement du dépôt salaire
En mai 1978, toujours à la recherche de liquidités pour répondre à la demande
grandissante des emprunts sollicités par ses membres, la Caisse mène une campagne
de promotion du « dépôt entier du chèque de paie » au poste 16, qui regroupe
150 policiers. Afi n de promouvoir ce service, les frais de chèque, habituellement de
0,15 $ l’unité, sont off erts gratuitement. Au terme d’une période d’essai de six mois,
l’expérience s’avère concluante, introduisant ainsi dans l’histoire de la Caisse des
policiers de Montréal la paie intégrale et les gratuités qui y sont associées.
Robert Martel
1982-1984
Gilles Normandin
1984-1987
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 79 2016-04-29 4:37 PM
80
À la veille du 30e anniversaire de la Caisse des policiers de Montréal, son conseil
d’administration autorise la mise sur pied d’un service de prêts hypothécaires
offerts conjointement avec l’Association de Bienfaisance et de Retraite des policiers
de Montréal. En 1975, 10 prêts conjoints sont consentis pour un total de 141 200 $.
Les services hypothécaires
Pour leur part, ce n’est qu’à compter de 1980 que les policiers provinciaux auront
accès à des services hypothécaires auprès de leur coopérative financière. Un service
qui sera malheureusement rapidement remis en cause considérant le manque de
liquidités de la Caisse. Dès 1981, des prêts de la Fédération des caisses d’économie
lui permettront de répondre à la demande d’un plus grand nombre de membres.
Plus tard, en 1994 avec l’Association des policiers provinciaux du Québec, puis à
nouveau en 1997, cette fois en alliance tripartite avec l’APPQ et la Sûreté du Québec,
la Caisse participera à des programmes d’avantages hypothécaires à l’intention des
policiers provinciaux. En plus de permettre aux policiers de poursuivre la relation
de confiance établie avec leur institution malgré des déplacements professionnels
à l’échelle de la province, ces programmes offrent des privilèges ainsi que des
rabais ou remises de taux.
2001 EN 2001, SOUCIEUSE D’AMÉLIORER SON OFFRE DE SERVICES AUX ENTREPRISES ET
AUX NOMBREUX POLICIERS INVESTISSEURS IMMOBILIERS, LA CAISSE D’ÉCONOMIE DES
POLICIERS ET POLICIÈRES DE MONTRÉAL, PAR L’INTERMÉDIAIRE DE MM. YVON SÉGUIN
ET JEAN CARDINAL, INITIE LA FONDATION ET LA MISE EN PLACE DU CENTRE D’AFFAIRES
DES CAISSES DE GROUPES. AU DÉPART, QUATRE AUTRES CAISSES DE TRAVAILLEURS,
DONT LA CAISSE D'ÉCONOMIE SÛRETÉ DU QUÉBEC, ADHÉRERONT AU PROJET.
En 1981, le Crédit-Budget, une marge de crédit personnelle d’une limite maximale
de 3 000 $, est offert en même temps que la carte de crédit Visa.
Marcel Journault
1985-1987
Robert Riffon
1982-1988
Jean-Paul Leduc
1985-1986
Florent Duguay
1985
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 80 2016-04-29 4:37 PM
$
81
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
La diversification des véhicules d’épargne-placement
En août 1979, pour répondre aux besoins de ses membres qui souhaitent alléger leur facture fiscale, la
Caisse d’économie des policiers de Montréal commence à offrir un nouveau service épargne-retraite
à taux variable (REER). Dès que les placements REER à taux fixe seront disponibles en juin 1983, les
nouveaux retraités choisiront massivement de placer leur banque de maladie à la Caisse. Plus tard en 1997,
une entente interviendra entre les parties patronale et syndicale des policiers de la Communauté urbaine
de Montréal, favorisant la Caisse comme point de dépôt des sommes versées annuellement dans le cadre
du transfert des heures de maladie vers un REER.
En 2007, pour élargir son offre de services aux membres et consolider son partenariat avec l’Association
des policiers provinciaux du Québec, la Caisse d’économie Desjardins Sûreté du Québec accepte de se faire
l’administratrice du nouveau véhicule d'épargne-retraite L’Extra, complémentaire au régime de retraite des
policiers et policières provinciaux.
REER/CRI collectif des policiers et policières du Québec
Consciente du potentiel que représente la force économique
policière du Québec et toujours soucieuse d’en faire profiter
sa communauté, la Caisse se fait l’instigatrice du REER/CRI
collectif des policiers et policières du Québec en décembre
2012. En 2014, la Fédération des policiers et policières
municipaux du Québec se joint au mouvement et enjoint ses
membres d’en faire autant. Trois ans après sa création, ce
jeune REER collectif compte 2950 participants et un volume
d’affaires cumulatif de 74,2 millions de dollars.
Un volume d'affaires
cumulatif de
74,2
millions $
UN REER COLLECTIF
DE 2950 PARTICIPANTS
Gilles Houlé
1983-2007
Guy Béland
1986-1987
1990-2004
Michel Quenneville
1973-1985
Michel Déry
1989
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 81 2016-04-29 4:37 PM
82
Dès le début, les dirigeants de la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’assurent que leur
coopérative fi nancière assume pleinement son rôle éducatif auprès de ses membres. À compter de 1950,
la Caisse possède un Comité d’éducation, responsable de produire des articles et outils budgétaires visant
à améliorer la gestion fi nancière des membres. Le crédit responsable est également exercé.
Par exemple, en 1956, les conditions d’octroi d’un prêt supérieur à 500 $ prévoient que la Commission de
crédit doit s’assurer de la capacité de remboursement du membre, et ce, « sans aff ecter la partie du salaire
qui est nécessaire à la subsistance de sa famille ». De plus, aucun nouveau prêt ne doit être accordé avant
que le prêt antérieur ne soit remboursé aux deux tiers.
À l’hiver 1969, la caisse au service des policiers de Montréal off re son premier Colloque spécial d’éducation,
par la voix de son président, Marcel Alexander.
L’éducation fi nancière des policiers et policières
À la demande de l'Institut de police du Québec, un des dirigeants de la Caisse d'économie des policiers
provinciaux du Québec est invité à donner le cours sur l'administration d'un budget diff usé à compter
d'août 1978 à tous les aspirants policiers en formation à Nicolet. Le contenu du cours a également été conçu
par la Caisse, en collaboration avec l'établissement de formation.
En 1984, la Caisse d’économie des policiers provinciaux amorce des rencontres de préparation à la retraite
du côté de Granby. Lors de cette demi-journée d’information, le directeur Richard Clermont, assisté par un
représentant de la Fédération des caisses d’économie, conseille les policiers et leurs conjointes sur la façon
de planifi er leur retraite. Bien que l’expérience ait été grandement appréciée par les policiers présents,
il faudra attendre à 1999 avant que la Caisse ne soit désignée, par entente avec la Sûreté du Québec, diff useur
offi ciel de la portion fi nancière des sessions de préparation à la retraite.
Avec les années, la caisse a développé une connaissance approfondie des diff érents fonds de pension policiers.
Son expertise est largement reconnue par les nombreuses organisations policières municipales, provinciales
et fédérales, qui lui confi ent maintenant la diff usion de leurs sessions de préparation à la retraite.
« Une invitation avait été lancée dans tous les locaux du Service de police.
Lors de cette soirée, le gérant général, André Dupuis, expliquait le jeu des
placements de la Caisse ; Roger Chamberland, gérant du crédit, élaborait sur
la manière d’utiliser le crédit, tandis que M. Germain Desmarais, conseiller
fi nancier, expliquait la manière de rédiger les rapports d’impôt sur le revenu.
Cette soirée avait pour but d’attirer l’attention sur votre caisse afi n qu’on la
reconnaisse vraiment comme un agent important de votre vie économique et
sociale et comme un interlocuteur ayant un point de vue original et valable à
faire entendre dans la discussion des problèmes de la communauté. Il s’agit là
d’une première initiative que vos dirigeants songent à répéter dans l’avenir. »
Guy L. Moisan,
directeur animateur,
Revue des agents de police,
mars 1969.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Raynald St-Pierre
1983-1985
Richard Bissonnette
1990
Jacques Desjeans
1984-2001
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 82 2016-04-29 4:37 PM
83
La Caisse assure également un important
rôle dans l’apprentissage fi nancier des
aspirants policiers. Tout d’abord auprès
des stagiaires de l’École nationale de police
du Québec et des nouveaux contingents
policiers, elle multiplie les rencontres auprès
des étudiants en techniques policières dans
tous les cégeps de la province, depuis 2003.
En chacune de ces occasions, elle inculque
à ses membres en devenir des notions
de base sur la gestion de leurs fi nances
personnelles et favorise une gestion
fi nancière responsable. Elle encourage de
saines habitudes budgétaires.
Elle complète son volet éducatif par la tenue de kiosques
d’information, par la publication de brochures d’information
et par la diff usion de conférences thématiques adaptées
aux réalités policières. Depuis 2006, son site Internet et
son infolettre représentent également d’importants outils
d’éducation fi nancière.
Raymond Legault
1985-1987
Roger Charrette
1990-1995
Léandre Bénard
1990-1991
Gilles Bertrand
1986-2001
Jean Loiselle
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 83 2016-04-29 4:37 PM
84
C’est en 2006 que la caisse fondée par les policiers de Montréal
lance sa première off re de services intégrée. Son nom, Protection
VIP, évoque la qualité et l’exclusivité du service que la Caisse entend
réserver à ses membres policiers. Évolutive en fonction des cycles de
vie des policiers, l’off re rassemble les produits et services fi nanciers
qui s’adressent respectivement aux aspirants policiers, aux policiers
actifs et aux policiers retraités. Les particularités les plus importantes
de cette off re sont sans contredit le forfait de tarifi cation unique, qui
assure aux policiers et policières qui font une bonne gestion de leur
compte la gratuité des frais de transaction, ainsi que l’expertise de
l’équipe, qui cumule à ce moment 60 années d’expérience au service
des policiers et policières.
Quelques mois plus tard, soit en 2007, c’est au tour de la coopérative
fi nancière des policiers provinciaux de dévoiler son off re Votre passeport
qui se décline, elle aussi, en trois volets : Partez du bon pied pour les
recrues, le programme Accélérez pour les policiers actifs et Relaxez
pour les retraités.
En 2011, en déployant son off re de services Appartenance, la caisse au
service de l’ensemble des policiers et policières municipaux, provinciaux et
fédéraux au Québec certifi e son intention de réserver des avantages et des
exclusivités à chacun de ses groupes de membres, à toutes les étapes de
leur vie policière. Le volet VIP, destiné aux policiers et policières, regroupe
des produits et services exclusifs adaptés à la réalité policière, tandis
que le volet Privilège rassemble les avantages réservés aux conjoints
et enfants de policiers.
Une off re de services distinctive et évolutive
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
André St-Pierre
1990-1996
Daniel Beaudry
1986-1988
Jean-Yves Imbeault
1991-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 84 2016-04-29 4:37 PM
85
Toutes deux issues du milieu policier, les deux coopératives fi nancières
policières partagent l’environnement professionnel de leurs membres
et entretiennent avec eux et les différentes organisations policières une
relation de grande proximité.
Une proximité sans frontières
De tout temps, elles ont eu à coeur de mettre à la disposition des membres des installations pratiques et
accueillantes, aménagées avec soin et bon goût. Plusieurs déménagements, projets de rénovations et de
réaménagements ont été réalisés au fi l des années. Ces transformations ont été rendues nécessaires par
de nouvelles approches de service, le développement de nouvelles technologies, l'adhésion de nouveaux
groupes de sociétaires et par le désir d'améliorer l'accueil réservé aux membres.
La Caisse d’économie des policiers de Montréal
À ses débuts, la Caisse d’économie des policiers de Montréal s’installe dans un petit local prêté par le Service
de police, dans l'ancienne annexe de l'Hôtel de Ville (775 Gosford), qui abritait également la Cour municipale de
Montréal, le Quartier général de la police et certaines escouades, dont l'identité judiciaire. Rapidement, le petit
espace dont l'accès se faisait par l'entrée du 333 de la rue du Champ-de-Mars devint trop petit.
En 1949, les démarches entreprises par la direction auprès
des autorités de la Ville pour obtenir un local plus grand
portent leurs fruits. Elle déménage au 3e étage du poste
4, situé au 207, rue Ontario Est, mieux connu pour être
l’ancien dortoir des policiers.
Le 1er juin 1955, La Caisse emménage au 3e étage
du nouveau Centre social des policiers de Montréal
au 480 Gilford. En plus de la Fraternité des policiers
de Montréal, l’immeuble abrite les bureaux de l’Association
athlétique, la Revue des agents de police, la Coopérative
de consommation, le fonds de pension, la banque de sang
et le bureau de l’aumônier. Sur la photo : le lieut. L. Tessier,
le serg. G. Denault, le cap. P. Ménard et le serg. A. Gauthier
Lors de l’inauguration des nouveaux locaux de la Caisse. Assis,
de gauche à droite : le lieut-dét. Émile Joyal, président général
de la Fraternité canadienne des policiers ; l'honorable maire
Camilien Houde ; Mlle Gisèle Paradis, adjointe du gérant de la
Caisse ; l’agent Audéal Jetté, président de la Caisse et M. J.-M.
Savignac. Debout dans le même ordre : le sergent Hervé Payette,
de la Commission de crédit ; l’agent Guy Moisan, secrétairegérant
de la Caisse ; le lieut. Edgar Guimond, directeur; le cap.
Armand Rodrigue, vice-président ; l’agent Léo Clermont, de la
Commission de crédit ; l’agent Jean-Paul Lapointe, président de
la section de Montréal de la Fraternité canadienne des policiers ;
le lieut. Geo Reid, directeur de l’exécutif général ; l’agent Albin
Turner, administrateur de la Revue des agents de police; le lieut.
Philippe Ménard et le serg.-dét. L. Poupart, de la commission
de vérifi cation.
1949
1955
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 85 2016-04-29 4:37 PM
86
De gauche à droite : Gaston Bourassa, Marcel Alexander, Claude Désautels, Marcel Roy,
Ovida Leroux, Louis J. Lapierre, Paul Filteau, André Dupuis, Robert Soupras
En juin 1967, le conseil d'administration met sur pied un comité pour
l'étude et la réalisation d'un nouvel emplacement pour la Caisse.
Messieurs Désautels, Poupart, Dupuis,
et Filteau se feront les artisans du projet de
construction du 460, rue Gilford, terminé en
1969. La Caisse occupait le rez-de-chaussée
et offrait les deux étages supérieurs en
location aux Soins coordonnés à domicile
du Montréal métropolitain ainsi qu’à la
Fédération Libéral du Québec.
Le rez-de-chaussée à l’origine
de la construction
Le rez-de-chaussée en 1985
loge les services courant
et administratif.
Le rez-de-chaussée est
complètement rénové
en 1993.
Le rez-de-chaussée est réaménagé en 2006
pour récupérer le maximum d’espace et
offrir des postes d’accueil où les membres
sont assis.
En 1985, la Caisse récupère le premier plancher pour y installer le secteur conseil. Plus tard en 1987, elle en fera de même
avec une partie de l’étage supérieur qui sera occupé par ses services administratifs.
1967
1985
1993 2006
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 86 2016-04-29 4:37 PM
87
En novembre 2002, afin de favoriser le développement
des affaires avec un plus grand nombre de policiers et
policières municipaux autres que Montréal et d'offrir un
nouvel accès à ses membres oeuvrant ou habitant l'est de
la région métropolitaine, la Caisse inaugure son Centre de
services des policiers et policières municipaux du Québec,
à l’intérieur des locaux de la Fédération des policiers
et policières municipaux du Québec à Anjou.
Depuis le 23 mars 2009, les membres qui résident ou travaillent sur la rive nord
de Montréal disposent de leur Centre de services de la Couronne Nord, à Boisbriand.
En intercoopération avec la Caisse Desjardins des travailleurs unis et la Caisse Desjardins
des militaires, la Caisse procède à l'ouverture du Centre de services de l’Outaouais,
en 2015, pour mieux servir les policiers et policières de l’ouest du Québec.
L'École nationale de police du Québec reconnaît la vocation
éducative de la Caisse et une entente intervient, en 2014,
pour la création d’un centre de services-conseils sur
rendez-vous à l’intérieur de l’École.
Le 27 octobre 2008, la
Caisse ouvre son Centre
de services de la Couronne
sud, à Boucherville, pour
répondre aux besoins de
ses membres actuels et
potentiels résidant ou
travaillant sur la rive
sud du Saint-Laurent.
2002
Les différents centres de services 2008
2009
2015
2014
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 87 2016-04-29 4:37 PM
88
La Caisse d’économie des policiers provinciaux
À ses débuts, elle s’installe dans les locaux de l’APPQ, au 2120, rue Sherbrooke Ouest,
angle Delorimier, à Montréal.
En 1989, le bâtiment de la rue Parthenais s’est beaucoup détérioré et la direction de la Caisse conclut que
les multiples tentatives pour le rénover et l’agrandir ne sont pas satisfaisantes. À la recherche d’un nouveau
local, on s’intéresse à un immeuble en construction à l’intersection des rues De Lorimier et De Maisonneuve,
à quelques pas de marche du Grand quartier général.
En décembre 1971, avec l’assentiment des autorités de la Sûreté du Québec
qui constatent les bénéfi ces qu’elle procure à ses membres, la Caisse installe
son premier comptoir à l’intérieur du Quartier général du District de Québec,
alors situé au 300, boulevard Saint-Cyrille Est.
Le centre de services Québec, en 2016.
En 1975, la Caisse procède à l’ouverture d’un nouveau
comptoir de services à Chicoutimi, à l’intérieur du Quartier
général du District Saguenay–Lac-St-Jean. Il sera fermé
en 1981, n’ayant plus sa raison d’être à la suite de l’affi liation
au Mouvement Desjardins.
Dès 1970, elle déménage elle déménage au 1748 de la rue Parthenais, où elle se
fait d’abord locataire de deux appartements au rez-de-chaussée de l’édifi ce de
trois étages. En mai 1972, la Caisse a de grands projets pour l’immeuble de la rue
Parthenais. Elle en fait l’acquisition et entreprend d’importants travaux pour en
aménager les trois étages. Elle poursuit son projet en 1976 en achetant l’immeuble
voisin de la Caisse et procède à sa démolition pour aménager un stationnement.
Les locaux de la Caisse sont agrandis par l’arrière et par le sous-sol.
1975
1971
2016
1970
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 88 2016-04-29 4:38 PM
89
Malheureusement, le siège social est victime de nombreux vols à main armée depuis son déménagement.
Une étude d’achalandage conclue qu’une relocalisation serait profi table. Grâce à une étroite collaboration
avec la direction de la Sûreté du Québec, un vieux rêve devient réalité : celui d’installer la Caisse à l’intérieur
du Grand quartier général.
En juin 1990, la Caisse
emménage dans ses
nouveaux locaux au
premier étage du 2100,
De Maisonneuve Est.
En 1994, tandis que
les services-conseils
demeurent sur la rue
Maisonneuve, les services
courants sont déménagés
au 2e étage du 1701,
rue Parthenais.
Le Centre de services
Parthenais, en 2016
1994
1990
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 89 2016-04-29 4:38 PM
90
Que ce soit pour recruter de nouveaux membres,
pour promouvoir leurs services et l’expertise de
leur équipe, pour présenter des projets spéciaux
en partenariat avec les représentants syndicaux et
patronaux, pour répondre à des besoins spécifiques
de leurs membres, ou encore simplement pour
échanger avec eux et recueillir leurs suggestions,
les deux coopératives financières policières
rendent visite à leurs membres dans leur
environnement de travail.
Dès sa fondation en 1968, les dirigeants de la caisse fondée à l’intention des policiers provinciaux ont dû
composer avec la réalité d’une répartition de ses membres sur un vaste territoire géographique. Rapidement,
on recrute parmi les policiers des représentants bénévoles dans les districts qui n’ont pas de comptoir.
Ceux-ci se rendent disponibles pour donner des informations sur la Caisse, promouvoir l’épargne, prendre
des demandes de prêts et aider leurs confrères de travail à formuler un budget familial. Mieux que tout
autre moyen, ces personnes ont permis de donner un visage humain à la Caisse, en répondant sur place aux
questions des membres et en offrant à chacun des conseils financiers personnalisés.
À la Caisse d’économie des policiers de Montréal, le territoire à couvrir est plus limité. Durant les premières
années, la présence des dirigeants dans les milieux de travail et la fidèle collaboration des représentants
syndicaux assurent à la Caisse une étroite proximité avec ses membres. Plus tard, particulièrement à
partir du moment où elle ouvrira ses services à une plus large communauté policière, la présence de trois
policiers dégagés au sein de son équipe de direction représentera un net avantage. Ce sont eux qui rendront
visite à leurs confrères policiers.
En 2015, la Caisse Desjardins des policiers et policières a effectué :
• 161 visites en milieu de travail
• 27 visites dans la communauté étudiante
• 20 visites à l’École nationale de police du Québec
Une présence active en milieux de travail
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 90 2016-04-29 4:38 PM
91
Un service exceptionnel le 31 décembre 1957
La veille du Jour de l’An 1958, la Caisse, pour rendre
service à ses membres qui venaient de recevoir
leur chèque de paye à l’heure où les banques
étaient fermées, a décidé d’aller quérir un montant
important à la banque et, sous la protection de
sept policiers armés, de le transporter dans ses
bureaux. Dès l’annonce de la bonne nouvelle,
près de 1 125 policiers ont envahi le Centre et ont
formé une longue file s’étendant de la porte de la
Caisse jusqu’au bas de l’escalier. On voit ci-haut,
les premiers de la tête auxquels répondaient les
trois employées de la caisse : Mlle Yvette Fontaine ;
Mme Rita Larue et Mlle Françoise Corbeil.
Les caissières mirent environ trois heures et
vingt minutes pour la vérification de ces argents.
Pendant qu’elles échangeaient les chèques,
le gérant et son assistant remplissaient les
bordereaux de dépôts des chèques pour la banque.
En tout, quelque 1 120 chèques furent changés et
vers les 20 h 45, la Caisse fermait ses portes.
Un service extraordinaire dans des circonstances
extraordinaires
Une résolution du conseil d'administration du
28 mai 1976 autorisait le directeur à faire le
nécessaire auprès des autorités afin que la Caisse
d’économie des policiers de la Communauté
urbaine de Montréal soit présente sur les lieux du
Village Olympique les jours de paye pour encaisser
les chèques de ses membres.
La Caisse d’économie Sûreté du Québec présente aux barricades
Lors de la crise amérindienne de 1990, des employés accompagnent
les membres au travail. Munis de vieux tiroirs-caisses, ils vont chaque
jour chercher de l’argent au Complexe Desjardins, puis sont escortés en
auto et parfois en hélicoptère par les policiers jusque sur les lieux, à Oka,
Châteauguay et St-Régis. Des comptoirs de service sont installés dans
les quartiers temporaires de la police.
À l’été 1990, plus de quatre millions de dollars auront été échangés. En
plus de se retrouver dans le feu de l’action, les employés ont l’occasion
de se rapprocher de membres dont ils ne connaissaient souvent que
le timbre de la voix, puisque 75 % des transactions de la Caisse sont
effectuées par téléphone. Murielle Cormier, agente-conseil dépêchée
sur les lieux relate : « Durant la crise, on avait l’impression de faire partie
intégrante de la Sûreté ; le local réservé à la caisse était devenu un lieu
de détente pour les policiers. Ils se sentaient chez eux, et n’hésitaient pas
à exprimer leurs émotions, notamment à quel point leur femme et leurs
enfants leur manquaient. »
Au même moment, la Caisse d’économie des policiers provinciaux du Québec accompagne ses membres
sur les lieux de leur travail à l’occasion de la grève Alcan à Arvida et des Jeux olympiques de
Montréal. Grâce à un comptoir de service mobile, les membres ont la chance d’effectuer la plupart
des opérations courantes sur place, parfois même en soirée et les fins de semaine.
Plus qu’une institution financière
Le lien de proximité que la Caisse Desjardins des policiers et policières cultive avec ses membres
et partenaires va bien au-delà de tout autre institution financière, ce qui lui vaut, à juste titre,
d’être reconnue comme une organisation policière.
L’équipe de la Caisse responsable
de la coordination de l’opération :
Chantal St-Amant, directrice
services aux membres, Francine
Grégoire, agente administrative,
Murielle Cormier, agente-conseil
et Marcel-André Charest,
directeur général.
Tiré du journal Contact92,
Fédération des caisses
d’économie Desjardins du Québec,
Volume 3, Numéro 4,
Décembre 1990
1957 1990
1976
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 91 2016-04-29 4:38 PM
92
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Extrait de L’électronique au service de la Caisse. Élimination des chèques et de l’argent, par Roger Chamberland,
assistant-gérant, dans la Revue des agents de police, juin 1967
Une vision d’avenir de 1967
Offrir aux policiers et policières une expérience optimale occupe
une place importante au classement des priorités qui ont guidé les
actions de la Caisse au fi l du temps. Elle n’a pas ménagé ses efforts
pour adapter et simplifi er l’expérience qu’elle réserve à ses membres.
Pour ce faire, elle a su garder une oreille attentive à leurs besoins
évolutifs et a remis plus d’une fois en question ses façons de faire.
Toujours à l’affût des nouvelles technologies, elle a rendu ses services
disponibles à distance et s’est maintes fois prêtée à des laboratoires
visant à expérimenter de nouveaux systèmes et processus pour
le compte du Mouvement Desjardins.
Accessibilité et technologies
« […] dans un avenir très rapproché, les consommateurs pourront faire leurs
emplettes et payer la facture sans avoir à verser la somme soit comptant, soit par
chèque. Le paiement se fera tout simplement par un ordinateur électronique.
[…] la CARTE DE COMPTANT deviendra le principal instrument monétaire
de l’avenir. […] L’employeur, au lieu de payer son employé par chèque ou en
argent, porterait tout simplement à son compte bancaire, à la banque ou caisse
de son choix, le montant de son salaire hebdomadaire ou mensuel. Lorsqu’il fera
un achat, l’employé présenterait sa carte de comptant qui serait introduite dans
une machine spéciale reliée à l’ordinateur de la banque. Ce cerveau électronique
effectuerait la transaction en débitant le compte de l’employé, au crédit du
magasin. La même procédure pourrait s’établir avec les comptes budgétaires pour
payer le loyer, les services publics, les comptes de gasoline : l’employé avertirait
tout simplement la banque ou la caisse d’avoir à payer ces comptes. L’ordinateur
ferait le reste. L’ordinateur pourrait également informer le client, sur un simple
appel téléphonique, de l’état de son compte en banque. »
Laurent Pichette
1991-1997
Gérard St-Cyr
1987-1999
Gilles Falardeau
1991-1994
Guy Lindsay
1991
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 92 2016-04-29 4:38 PM
93
De gauche à droite,
assis : vice-prés Lionel
Poupart ; président André
Dupuis ; sec. Paul Filteau ;
debout, même ordre :
gérant Guy-L. Moisan ;
et M. Robert Soupras,
directeur-général de la
Fédération des Caisses
d’Économies du Québec,
photographiés alors qu’était
signée la convention pour
la compensation des ordres
de la Caisse d’économie
des Policiers de Montréal.
(Photo La Fortune)
De gauche à droite : Claude
Désautels, André Dupuis,
Jean-Guy Blanchette, Paul
Filteau et Colette Tremblay
Le nouveau système
télégestion N.C.R., acquis
par la Caisse d’économie
des policiers de Montréal
en avril 1971, permet
d’inscrire mécaniquement
les entrées aux carnets de
caisse de ses membres.
En 1967, le conseil d’administration signe une entente avec la Banque provinciale pour permettre
aux membres de faire des chèques. Une nouveauté qui révolutionnera la gestion des finances personnelles
des policiers de Montréal qui n’ont plus à se déplacer à la Caisse chaque fois qu’Ils souhaitent obtenir
de l’argent comptant.
Le 26 novembre 1979, la coopérative financière des policiers provinciaux est fermée pour permettre
aux employés et dirigeants d'effectuer le transfert de tous les comptes au nouveau système. Cette installation
permit à la caisse d'offrir les services inter-caisses dès le 7 juillet 1980. Dès lors, les membres eurent la possibilité
d'effectuer leurs transactions dans les 1610 caisses populaires et d’économie à l'échelle de la province.
En 1975, grâce à l’acquisition d’un service de télétraitement
des données, la Caisse d’économie des policiers provinciaux
règle un problème de taille. Ses membres n’ont plus à
expédier leurs carnets afin de procéder à leurs mises à jour :
le nouveau système permet d’émettre des états de compte.
C’est toute une révolution pour une caisse dont les membres
sont répartis partout dans la province !
L’année suivante, les membres peuvent
acquitter au comptoir de leur Caisse leurs
factures de gaz naturel, d’électricité et de
téléphone, en plus de se procurer leur billet
de la Loto Québec. Pour les voyageurs, la
Caisse met à leur disposition des chèques
de voyage et des devises étrangères.
Au terme d’une année d’opération, les
dirigeants de la Caisse d’économie des
policiers provinciaux constatent déjà la
popularité du service par téléphone. Une
seconde ligne téléphonique est installée.
1971
1967
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 93 2016-04-29 4:38 PM
94
Le conseil d’administration de la Caisse de la Sûreté du
Québec profi te du déménagement de son siège social
au 2100, boulevard de Maisonneuve Est, pour faire
l’acquisition d’un premier guichet automatique qui sera
installé au rez-de-chaussée du même édifi ce. L’année
suivante, elle installe un second guichet à l’intérieur du
1701, rue Parthenais et, un troisième en 2000, cette fois
à son centre de services de Québec.
Le saviez-vous ?
Avant que le Mouvement Desjardins n’off re un service de tri pour
les chèques de compensation aux caisses en juin 1987, le personnel
classait par numéro de compte jusqu'à 4 500 chèques par jour.
Dans la même foulée, la Caisse d’économie des
policiers de Montréal fait l’achat, en 1980, d’un système
informatique : un ordinateur avec imprimante et deux
écrans cathodiques de marque Digital. L’implantation
du système, relié à celui des caisses Desjardins,
accélérera de beaucoup la rapidité d’exécution
des transactions.
Au printemps 1985, le conseil d’administration autorise l'achat d'un
premier guichet automatique qui sera installé dans le hall d'entrée
du 460, rue Gilford.
En 1986, c’est le début du Service Interac : une révolution dans les
méthodes de consommation.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
En 1982, les premiers guichets automatiques sont installés dans la région de Trois-Rivières. Pour améliorer
l’accessibilité des policiers de la Sûreté du Québec à leur compte, la Caisse envoie une carte à tous ceux qui
habitent cette région. L’expérience est concluante et la satisfaction, générale : les autres membres de toutes
les autres régions recevront leur carte la même année.
En 1983, la Caisse acquiert son premier compteur à billets. Les employés en font profi ter les policiers
qui viennent faire les dépôts des perquisitions de la Sûreté du Québec, à leur grande satisfaction.
1980
1985
Normand Choquette
1992-1993
Richard Larose
1987-1991
John Masny
1988-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 94 2016-04-29 4:38 PM
95
En 1997, la Caisse d’économie des policiers et policières de la Communauté urbaine de Montréal se dote
à son tour d’un numéro de téléphone sans frais, tandis que le Mouvement Desjardins déploie les services
téléphoniques AccèsD.
En 2009, le centre d’appel à réception humaine de la Caisse Desjardins des policiers et policières, installé
dans son nouveau Centre de services Couronne Sud, permet à ces cinq agentes à l’accueil de répondre
aux quelque 1000 appels quotidiens, placés par les policiers municipaux, provinciaux et fédéraux à leur
coopérative financière. Un numéro unique, sans frais en Amérique du Nord, est également mis en service.
En 1996, trois réceptionnistes sont à l’oeuvre pour répondre aux appels des
membres de la Caisse Desjardins Sûreté du Québec qui dispose d’un total de
20 lignes téléphoniques et de 2 numéros sans frais.
Des technologies à l’ère du 2.0
En 2011, la Caisse introduit deux nouvelles solutions
technologiques : les services-conseils mobiles et les
conférences Web. La première permet de conclure des
transactions-conseils à l’extérieur des bureaux de la Caisse
et la seconde offre au membre de parler à son conseiller et
de le voir à partir de son domicile ou de son travail.
1996
2011
Gilles Robichaud
1989-2002
Jacques Bérubé
1996-1997
François Sauvé
1994-1996
Robert Bélec
1995-1996
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 95 2016-04-29 4:38 PM
96
Heures d’accueil
Un des avantages distinctifs des caisses d’économie est qu’elles adaptent leurs heures d’accueil aux
horaires et disponibilités de leurs membres. Au cours de leur histoire, les coopératives financières vouées
au service des policiers et policières sont demeurées à l'écoute de leurs besoins, au gré de l’évolution de
leurs réalités professionnelles.
La direction du Service de police de Montréal
consent à accorder du temps au secrétaire du
temps au secrétaire-gérant Armand Morin. Affecté
à l'identité judiciaire, voisine du local de la Caisse,
il s'occupe des affaires de celle-ci qui n'était alors
ouverte que le vendredi de 12 h à 19 h.
Dans le cadre d’une assemblée générale spéciale,
les heures d’ouverture de la Caisse sont
modifiées. Elle sera ouverte de 9 h à 16 h,
du lundi au vendredi.
La Caisse prolonge ses services jusqu’à 20 h
les mercredis, jours de paie des policiers.
Les heures sont modifiées en fonction
de l’achalandage, et on prolonge le service en
soirée jusqu’à 19 h 30 le mercredi et à compter
de 8h le jeudi matin.
Les membres effectuent de plus en plus leurs
transactions courantes de façon autonome.
Les services courants sont réduits du lundi
au vendredi de 8 h 30 à 15 h tandis que les
services-conseils sont offerts jusqu’à 20 h
du mardi au jeudi.
1946
1956
1950
1961
1976
1987
2002
1971
1983
1997
L’embauche d’une première employée
permet d’assurer un service de 13 h à 17 h,
du lundi au vendredi.
Les heures d’ouverture sont prolongées
jusqu’à 17 h, du lundi au vendredi pour s’ajuster
aux changements apportés aux horaires
de travail de nombreux policiers.
Pour accommoder les policiers qui travaillent de
nuit, on ouvre les portes à 8 h les jeudis matins.
L’avènement des guichets automatiques réduit
l’achalandage en caisse. La caisse offre ses
services de 8 h 30 à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’accueil sont revues en fonction
d’une étude d’achalandage. Le secteur courant
sera ouvert tous les jours de 8 h 30 à 15 h et
le secteur-conseil dès 8 h 30 tous les jours et
jusqu’à 20 h du mardi au jeudi.
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS DE MONTRÉAL
Gilles Lemieux
1996
Gilles Filiatrault
1992-1997
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 96 2016-04-29 4:38 PM
97
Au-delà de la technologie et de l’accessibilité, c’est l’accueil
réservé par les membres de l’équipe qui, de tout temps, a
fait en sorte que les policiers ont senti qu’ils franchissaient
le seuil de LEUR caisse !
Depuis 2013, la Caisse Desjardins des policiers et policières
réserve à ses membres :
• des heures d’accueil physique et téléphonique élargies qui
totalisent 47 heures par semaine :
• dès 8 h 30 le matin et jusqu’à 20 h les mercredis et jeudis
soirs, en alternance dans ses centres de services ;
• des services de financement et de placement disponibles
sur rendez-vous les soirs de semaine.
On augmente les heures d’accueil aux membres
qui s’étendront de 10 h à 16 h du lundi au vendredi.
Les heures d’affaires sont prolongées en
soirée le jeudi jusqu’à 20 h. Les autres jours,
la Caisse est ouverte de 9 h à 16 h.
1968
1975
2006
1969
1994
Pour répondre aux besoins de ses premiers
sociétaires, la Caisse d’économie des policiers
provinciaux du Québec est ouverte du lundi
au vendredi de 10 h à 12 h.
La Caisse améliore son accessibilité. Elle sera
ouverte de 8 h à 17 h chaque jour de la semaine.
La caisse offre ses services sur une plage
horaire totale de 40 heures par semaine,
réparties du lundi au vendredi,
jusqu’à 19 h les mardis et mercredis.
2013
CAISSE D'ÉCONOMIE
DES POLICIERS PROVINCIAUX
DU QUÉBEC
Jean-Pierre Michaud
1996-2000
Denis Cyr
1996-2005
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 97 2016-04-29 4:38 PM
98
La première employée de
la Caisse fut Mademoiselle
Gisèle Paradis. On la
voit sur cette photo de
septembre 1949, aux côtés
de M. Guy-A. Moisan. Elle
sert M. Jean-Paul Lapointe,
président de la Fraternité,
premier sociétaire à s’être
présenté dans les nouveaux
locaux de la Caisse situés
au-dessus du poste 4, au
207 de la rue Ontario Est.
Une grande partie du succès de la Caisse repose sur la qualité des
personnes qui lui prêtent leurs talents. Parce qu’ils sont les voix et les
visages qui portent la Caisse au quotidien, la direction a toujours attaché
beaucoup d’importance au choix des membres qui composent son
équipe. Pour que l’institution incarne pleinement sa mission de caisse
de groupes et exprime sa distinction coopérative, elle prend grand soin
d’imprégner les membres de son personnel de la culture policière.
C’est pourquoi, de tout temps, les membres du personnel ont fait coeur
avec la communauté policière, l’ont servie et continuent de la servir,
avec fierté et dévouement.
Une équipe talentueuse et dévouée
« Il est une richesse inépuisable, source de croissance et de prospérité :
le talent et l’ardeur des femmes et des hommes. »
— Maurice Lévy
Les équipes au fil du temps
De sa fondation en 1946, à l’embauche de la première employée en 1950, les
affaires de la Caisse d’économie des policiers de Montréal étaient conduites par
son directeur-gérant, Armand Morin. La direction du Service de police de Montréal
avait consenti à le dégager de ses fonctions policières quelques heures par semaine.
Le saviez-vous ?
En 1954, le salaire d’une caissière était de 1 763,70 $ par année.
1949
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 98 2016-04-29 4:38 PM
99
Les membres du personnel,
exclusivement féminin,
réunies pour célébrer
les 25 ans de service de
Mademoiselle Fernande
Delorme, en 1984.
Le 23 octobre 1987 :
Les employés déclarent une
grève générale. Le conflit
durera jusqu’au décret
de retour au travail ordonné
par un arbitre le 6 juillet
1988. Grâce aux dirigeants,
aux cadres et aux membres,
la Caisse a su maintenir
son rythme de croisière
pendant cette période.
En 1989, l’équipe est composée de 36 personnes.
Cinquante-deux personnes
forment équipe en 2002,
au service des policiers
et policières de Montréal.
En 2007 : une équipe
de talent et mobilisée !
2007
2002
1987
1989
1984
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 99 2016-04-29 4:38 PM
100
Les tout premiers membres du personnel de la Caisse fondée
par les policiers provinciaux du Québec furent Madeleine Lemay
et Guy Magnan. Les deux étaient employés à temps plein
par l’Association des policiers provinciaux du Québec.
Madeleine Lemay fut libérée de ses autres tâches
pour assurer les opérations de la Caisse.
En 1972, l’équipe de la rue
Parthenais est composée
de sept personnes.
La petite équipe du comptoir de Chicoutimi
en 1975 avec, en avant-plan,
son responsable, M. Léon Gagnon.
Au tout début des années 1990, l’équipe
du point de services de Québec compte
trois employés.
M. Léo Cantin fut le
premier responsable
du comptoir de Québec,
de 1971 à sa retraite
en 1988.
1972
1975
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Louis Chénier
1997-2000
Jean-Guy Charbonneau
1992-1996
Jules Fradet
1997-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 100 2016-04-29 4:38 PM
Au fi l des années, l’équipe a acquis une expertise unique par sa connaissance des
fonds de pension et avantages sociaux des policiers. Cette compétence permet à
ses conseillers de prodiguer aux policiers et policières des conseils intéressants,
plutôt que des conseils intéressés.
Aucune autre institution ne possède cette fi ne connaissance de la profession policière.
Une vingtaine de personnes
compose l’équipe au service
des policiers provinciaux du
Québec en 1990.
L’équipe de Montréal, vers la fi n des années 1990. En 2008 : une équipe fi ère et professionnelle !
En 2009, avec ses 110 employés, la nouvelle Caisse Desjardins des policiers
et policières dispose d’une force humaine mobilisée et compétente !
1990
2008
2009
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 101 2016-04-29 4:38 PM
102
Membres ambassadeurs
En 2012, soucieuse de reconnaître l’apport exceptionnel d’employés qui ont oeuvré
de longues années au service de la Caisse et qui ont eu un impact signifi catif sur
les membres, autant par leur engagement professionnel que par leur implication
personnelle dans la communauté policière, la Caisse a instauré une nouvelle
catégorie d’employés émérites, sous l’appellation de Membres ambassadeurs.
À ce jour, trois personnes ont reçu ce titre :
Réjeanne Maltais,
employée de 1979 à 2011,
conseillère en fi nances
personnelles
Denis André Hurteau,
employé de 1999 à 2012,
planifi cateur fi nancier
Richard Hanna,
directeur développement
des aff aires,
policier dégagé du SPVM,
de 1997 à 2014
Membre
honoraire
Sûreté du Québec
Montréal
LÉGENDE
Jocelyn Marleau
1997-2000
Gilles Pagé
1997-2003
Gilles Girard
1993-1995
Christian Chalin
1998-2000
075-102_CDP16-001_Montage_Section6-V4.indd 102 2016-04-29 4:38 PM
103
2016